
Ce vendredi, le CE1D et le CESS débutent dans toutes les écoles secondaires.
Le CE1D concerne les élèves de deuxième secondaire et porte sur quatre matières: les mathématiques, le français, les sciences et les langues modernes. L’épreuve de mathématique, qui est la partie la plus importante, est prévue pour lundi prochain.
Le CE1D concerne les élèves de deuxième secondaire. Cette épreuve externe, identique pour tous, porte sur quatre matières : les mathématiques, le français, les sciences et les langues modernes.
L’évaluation commence ce vendredi par les langues. Ariane Baye, spécialiste de l’éducation à l’ULiège, souligne une spécificité pour cette matière : « L’évaluation porte sur les quatre compétences attendues : faire une production à l’oral, comprendre à l’oral, faire une production à l’écrit et comprendre à l’écrit. Tout y est. »
Lundi prochain, ce sera au tour de l’épreuve de mathématiques, qui aborde principalement les nombres, mais aussi la géométrie, les grandeurs et le traitement des données.
Les résultats des élèves en mathématiques sont les moins satisfaisants depuis le début de ces évaluations, affichant une moyenne juste au-dessus de 50 %. Pour Ariane Baye, cela n’est pas étonnant : « En mathématiques, il y a une étape clé au premier degré du secondaire, avec de nombreuses abstractions demandées aux élèves. Et tous ne sont pas encore prêts. »
L’épreuve de français se déroulera le mardi 23 et celle de sciences le mercredi 24.
Quant à d’éventuelles surprises dans les épreuves, Ariane Baye assure : « Les épreuves externes évaluent le contenu des matières abordées durant le premier degré du secondaire et prolongent ce que les élèves ont appris dans le fondamental. Il s’agit vraiment d’un alignement sur les référentiels définis pour tous les élèves. De plus, enseignants et parents peuvent s’appuyer sur les épreuves des années précédentes pour préparer leurs élèves. »
En cas d’échec, le seuil de réussite pour les quatre matières est fixé à 50 %. Cependant, si un élève échoue dans l’une d’elles, le conseil de classe peut décider que l’élève maîtrise les compétences et savoirs visés par l’épreuve, en se basant également sur les résultats obtenus durant les deux années passées dans le premier degré et sur son dossier personnel.
Pour le CESS, à la fin du secondaire, l’évaluation externe ne concerne que le français et l’histoire. L’épreuve de français est prévue ce vendredi pour les élèves de l’enseignement de transition, à savoir ceux de sixième dans l’enseignement secondaire général, ainsi que ceux en sixième année de l’enseignement secondaire technique ou artistique de transition. Les élèves en sixième année de l’enseignement technique ou artistique de qualification passent également cette épreuve, mais celle-ci diffère.
L’épreuve d’histoire, prévue pour lundi, ne concerne que les élèves de l’enseignement de transition.
Le choix de ne porter l’évaluation externe que sur le français et l’histoire s’explique par la nécessité d’établir une base commune pour tous les élèves. En fin de secondaire, tous suivent un nombre d’heures de français relativement similaire. En revanche, il est difficile de concevoir une épreuve externe commune en mathématiques, langues ou sciences, compte tenu des différentes options disponibles.
L’évaluation en français ne tient pas compte de toutes les compétences. L’élève doit synthétiser plusieurs documents traitant d’un même sujet. En histoire, l’évaluation porte sur la compétence critique, sans demander, par exemple, de restituer des dates.
Concernant l’évaluation des étudiants, en français, le seuil de réussite est également fixé à 50 %. Comme l’épreuve ne couvre pas toutes les compétences, l’enseignant prendra en compte les résultats de l’évaluation externe ainsi que ceux des examens internes pour les autres compétences. La pondération entre ces deux types d’évaluations est laissée à l’appréciation de l’enseignant, et l’évaluation continue de l’élève est également prise en compte.
Ariane Baye précise que le conseil de classe considérera aussi le contexte particulier au sein des établissements. « Tous les enseignants sont sensibles aux circonstances qui ont parfois entouré cette fin d’année. L’échec à l’épreuve externe n’est pas déterminant ou le seul facteur à considérer pour déterminer la réussite d’un élève. »
Le contexte des épreuves varie d’une école à l’autre. Dans certaines d’entre elles, la mobilisation contre les mesures décidées par le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles n’est pas uniforme. Dans plusieurs écoles, les examens internes n’ont pas eu lieu. Malgré des demandes d’établissements et de syndicats, Valérie Glatigny, la ministre de l’éducation, a maintenu les épreuves externes.
