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Bombardements en Iran : 13e nuit consécutive d’attaques

Le commandement américain pour le Moyen-Orient a commencé ses frappes à 18h45 jeudi (heure de Washington, 00h45 vendredi en Belgique) et les a interrompues à 21h00 (03h00, heure belge).

Au cours de cette nouvelle campagne, l’armée américaine a ciblé « des centres de commandement militaire, des infrastructures de stockage liées à des drones, des réseaux de communication, des sites de surveillance du littoral et des capacités maritimes » dans le but d' »affaiblir la menace que pose l’Iran pour la navigation civile et le commerce maritime qui transitent par le détroit d’Ormuz », a déclaré le Centcom sur le réseau social X.

L’armée précise que ce passage stratégique, habituellement emprunté par un cinquième des exportations mondiales de pétrole brut, « reste ouvert à la navigation » malgré les récentes attaques menées par les Gardiens de la Révolution iraniens.

L’agence iranienne d’État Fars, citée par DPA, a rapporté des explosions dans les villes d’Ahvaz, Andimechk et Omidiyeh (sud-ouest), ainsi qu’autour de Bandar Abbas et sur l’île de Qeshm (près du détroit d’Ormuz).

La navigation dans le détroit d’Ormuz est un point de discorde majeur entre Washington et Téhéran.

L’Iran affirme contrôler cette voie et considère qu’il est imprudent de s’y aventurer en dehors de la route qu’il impose.

De son côté, la Maison Blanche soutient que le détroit est ouvert et vise les infrastructures iraniennes à proximité pour tenter de limiter l’influence iranienne sur ce passage. En réponse, les États-Unis ont réimposé un blocus des ports iraniens.

Avant le début de la guerre déclenchée par l’administration de Donald Trump, le détroit d’Ormuz était administré conjointement par le sultanat d’Oman et la République islamique, exempt de toute taxe selon le droit international.