Belgique

Belgian Open : l’organisation d’un tournoi international de tennis fauteuil expliquée.

Pour sa deuxième édition à Enghien, le Belgian Open prend de l’ampleur. Cette année, 70 joueurs venus des quatre coins du monde sont inscrits, contre 26 l’an dernier. Une progression qui encourage le club de tennis d’Enghien à toujours améliorer ses infrastructures.

Des terrains entretenus en permanence

Si le lieu est adapté aux personnes à mobilité réduite depuis 2010, accueillir un tournoi international ne s’improvise pas. Les terrains font notamment l’objet d’une attention toute particulière.

Chez les hommes, Justin Michel, numéro un français dans la catégorie quad (réservée aux joueurs avec un handicap aux membres inférieurs et supérieurs), souligne l’importance de jouer sur un terrain lisse. « Sur terre battue, c’est souvent compliqué d’avoir des courts adaptés. Parfois, il y a plus de terres à certains endroits qu’à d’autres, donc c’est plus difficile de se déplacer en fauteuil. »

Un point auquel le club fait particulièrement attention pour la compétition. L’entretien des terrains commence quatre mois avant le tournoi international. « Il faut faire attention à l’arrosage, le maintien et la qualité des lignes », explique Laurence Ladrière, présidente de l’ASBL du club.

Le sol doit être plus dur et les lignes blanches qui délimitent le terrain doivent être légèrement enfoncées dans le sol, contrairement à la pratique valide. « Sinon, les roues vont s’accrocher, s’enfoncer dans la brique et s’accrocher », précise Laurence Ladrière. « Le joueur peut être frustré dans le cadre d’un point, mais ça peut être aussi dangereux pour l’athlète. » Entre chaque match, les bénévoles s’activent pour rafraîchir les terrains.

Les bénévoles s’activent entre chaque match pour entretenir les terrains.

100 bénévoles pour l’organisation du tournoi

Au-delà des terrains, l’organisation des cinq jours repose sur une centaine de bénévoles. « Le joueur doit être totalement pris en charge dès son arrivée sur le sol belge jusqu’au moment où il va quitter notre territoire, » explique Laurence Ladrière.

« Ça signifie aller le chercher à l’aéroport ou à la gare, le conduire à l’hôtel, le ramener au club dans le cadre des matchs ou des entraînements. C’est vraiment une prise en charge totale. »

Une prise en charge qui dépend aussi de différentes formules. « Un joueur va payer entre 120 et 700 euros. Ça dépend du package qu’il choisit : simplement inscription et lunchs ou bien inscription, lunchs, logements, etc. En moyenne, on estime qu’un joueur nous coûte 1000 euros sur la semaine, » explique Laurence Ladrière.

Pendant cette deuxième édition au Tennis club d’Enghien, des night sessions sont également organisées pour permettre au public d’assister aux matchs et profiter du village sportif, lui aussi adapté à tous.