Belgique

Allemagne : Merz « profondément choqué » par la victoire de l’extrême droite en Saxe-Anhalt

« Ma détermination est de poursuivre le cap des réformes, sans rupture, mais je sais que (…) nous devons mieux les expliquer », a déclaré le chancelier à l’issue d’une réunion avec les dirigeants de son parti, la CDU. Ce dernier, confronté à une impopularité croissante et à des tensions au sein de sa coalition avec les socio-démocrates, a reconnu sa part de responsabilité dans la récente défaite électorale. Malgré cela, il a réaffirmé sa volonté de gouverner, soulignant que « l’avenir de notre pays » est en jeu. Élu pour un mandat de quatre ans en 2025, il a semblé écarter l’idée d’une démission, insistant sur le fait que « abandonner n’est pas une option ».

La victoire de l’AfD en Saxe-Anhalt a été un tournant marquant. Le chancelier a reconnu la nécessité d’accepter ce résultat « en démocratie », tout en promettant de défendre « la loi fondamentale » face aux accusations récurrentes de l’extrême droite, souvent associée à des tendances autoritaires et à des liens néonazis. Il a rappelé la responsabilité particulière de l’Allemagne, en raison de son histoire, et a affirmé que le pays maintiendrait son « ordre politique » et son « ancrage solide en Europe ».

En ce qui concerne les prochaines élections, le chancelier a mentionné que deux scrutins régionaux se tiendront le 20 septembre, notamment en Mecklembourg-Poméranie occidentale, où l’AfD est en tête dans les sondages, ainsi qu’à Berlin, où la CDU, l’extrême gauche et l’extrême droite sont en compétition serrée.

Sven Schulze, le dirigeant conservateur battu en Saxe-Anhalt, a admis que l’Alternative pour l’Allemagne a obtenu un « mandat pour gouverner », bien qu’il lui manque trois sièges pour atteindre une majorité absolue.