
Akéla, 1er loup réinstallé en Wallonie, est mort en Allemagne
Un loup, identifié comme GW926m, a été retrouvé mort près de Blankenheim, dans le district d’Euskirchen. Cette identification a été confirmée grâce à une analyse génétique effectuée par l’Institut de recherche Senckenberg de Gelnhausen, comme l’a rapporté l’Agence d’État pour la nature, l’environnement et le climat de Rhénanie-du-Nord-Westphalie. Ce loup, surnommé Akéla, est reconnu comme le premier loup à s’être réinstallé en Wallonie.
La découverte de sa carcasse remonte au 14 mai 2026. Les responsables ont indiqué qu’un examen vétérinaire serait réalisé pour déterminer les causes de sa mort. Des échantillons ont été prélevés sur place par des spécialistes des lynx et des loups pour cette analyse.
Akéla a fait son apparition dans les Hautes Fagnes en 2018, après avoir parcouru environ 700 kilomètres depuis une meute située au nord de la République tchèque, comme l’explique Alain Licoppe, coordinateur du réseau Loup. Au cours de la saison de suivi 2020-2021, il a formé un couple avec Maxima, la femelle GW1943f. Ensemble, ils ont eu trois portées en 2021, 2022 et 2023. Malheureusement, Maxima a été retrouvée morte en mars 2024, victime d’un accident de la route.
Depuis la mort de Maxima, Akéla n’a pas eu d’autres portées, mais sa descendance est à l’origine de la colonisation actuelle des loups en Wallonie. Alain Licoppe souligne que le territoire des Hautes Fagnes est désormais occupé par ses descendants, tout comme d’autres zones en forêt d’Anlier et à Saint-Hubert.
La situation est similaire en Allemagne, dans la région de l’Eifel, où Akéla est considéré comme un individu clé pour la population de loups. De nombreuses meutes de cette région descendent de lui. Il est également noté qu’Akéla est l’un des plus vieux loups retrouvés morts en Rhénanie-du-Nord-Westphalie.
En janvier 2025, Akéla a été observé en dehors de la Belgique, avec des repérages près de Prüm et Nideggen en Rhénanie-Palatinat, ainsi qu’à Mönchengladbach. Des analyses génétiques réalisées à partir de l’automne 2025 ont confirmé son retour dans la région de l’Eifel, où il a été détecté pour la dernière fois en Rhénanie-du-Nord-Westphalie le 19 janvier 2026.
Alain Licoppe a précisé que la mort d’Akéla semble être naturelle, bien que cela doive encore être confirmé par l’autopsie qui sera effectuée en Allemagne. Selon lui, Akéla, âgé de dix ou onze ans, a atteint une belle longévité pour un loup sauvage. Actuellement, on estime qu’environ cinquante loups peuplent la Wallonie.
