Belgique

À l’école du Thier-à-Liège, des parents dénoncent des agressions sexuelles entre enfants et accusent la direction d’avoir minimisé les faits

Ce que révèle l’enquête sur l’école du Thier-à-Liège

Des parents d’élèves de l’école du Thier-à-Liège disent avoir signalé à plusieurs reprises des faits de harcèlement, d’agressions physiques et d’agressions sexuelles entre enfants, sans se sentir entendus. Les témoignages recueillis décrivent aussi une forte impression de minimisation par la direction et par certains intervenants de l’école. Les faits rapportés concernent plusieurs enfants et se seraient étalés sur plusieurs années.

Ce qui est confirmé, ce qui est allégué, ce qui reste inconnu

  • Confirmé par le reportage : une dizaine de mails de parents ont été reçus après la présentation d’un livret de prévention contre le harcèlement scolaire.
  • Confirmé par les témoignages recueillis : trois familles ont accepté de parler anonymement, avec des prénoms modifiés.
  • Allégué par les parents : des faits de harcèlement, d’agression physique et d’agression sexuelle auraient été signalés à la direction sans réponse jugée satisfaisante.
  • Allégué par les familles : la direction et le centre PMS auraient minimisé les faits en parlant de “jeux” ou de “découvertes”.
  • Confirmé dans le récit : une plainte a été déposée à la police par les parents d’un enfant, et une autre famille a porté plainte au pénal pour non-assistance à personne en danger.
  • Encore inconnu : le traitement judiciaire des plaintes, les suites administratives exactes et les responsabilités définitives ne sont pas établis dans le contenu fourni.

Les faits rapportés par les familles

Une mère, Sybille, raconte que son fils a subi du harcèlement pendant des années, puis une agression sexuelle présumée en 2024. Selon son récit, l’enfant aurait tenté d’alerter son instituteur juste après les faits. Elle dit aussi avoir signalé systématiquement chaque nouvel incident à la direction.

Un autre parent, Gabriel, explique que sa fille lui a parlé d’attouchements dans les toilettes de l’école. Il affirme avoir demandé un rendez-vous avec la directrice et avoir appris ensuite qu’un dessin avait été demandé à l’agresseur pour s’excuser, avec un “merci” imposé à la victime.

Une troisième famille dit que leur fils a subi des attouchements répétés aux parties intimes, dans les toilettes, dans la cour et parfois en classe. Leur avocate, Me Aurélie Kettels, indique que les enfants ont tenté de se faire entendre en écrivant dans une boîte à suggestions, avant d’être convoqués par la direction.

La question centrale : simple “jeu” ou violence sexuelle ?

Le reportage met en avant une pratique décrite comme un jeu inspiré d’un manga, consistant à insérer violemment deux doigts dans l’anus d’un autre enfant par surprise. La direction a évoqué dans un courrier collectif un “jeu” à interdire, tout en le qualifiant d’agression physique, psychologique et d’atteinte à l’intimité.

La psychologue Suzanne Aubinet, spécialiste des violences entre enfants, estime que les faits décrits relèvent de la violence sexuelle dès lors qu’il y a contrainte, blocage ou usage de la surprise pour insérer quoi que ce soit dans des parties génitales. Elle souligne aussi que ce type de violences reste tabou et mal reconnu.

Réactions, suites et limites de l’enquête

  • Les parents d’un enfant ont déposé plainte à la police après la réponse de la direction.
  • Une autre famille a porté plainte au pénal pour non-assistance à personne en danger, visant la direction, la Ville de Liège et le centre PMS.
  • La famille concernée a retiré son enfant de l’école.
  • L’échevine de l’instruction publique de la Ville de Liège n’a pas répondu aux questions du reportage.
  • L’ancienne directrice, désormais au cabinet de l’instruction publique de la Ville de Liège, n’a pas souhaité commenter l’affaire.

Points clés à retenir

  • Le reportage repose sur plusieurs témoignages de parents, mais les faits judiciairement établis ne sont pas détaillés dans le contenu fourni.
  • La controverse porte autant sur les agressions alléguées que sur la manière dont elles auraient été traitées par l’école et les autorités concernées.
  • La psychologue interrogée insiste sur un phénomène plus large, encore sous-estimé et difficile à nommer.

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Cette synthèse a été produite automatiquement à partir de la source citée.