30 tentes et une nuit devant le siège des Engagés contre les visites domiciliaires
Cinquante citoyens et militants ont dormi dans une trentaine de tentes devant le siège du parti des Engagés pour montrer leur opposition au projet de loi sur les visites domiciliaires. Vers 9h, les manifestants ont démonté leurs tentes et quitté les lieux.
Cinquante citoyens et militants ont installé une trentaine de tentes devant le siège du parti des Engagés pour exprimer leur opposition au projet de loi concernant les visites domiciliaires.
Ce texte émis par la coalition Arizona vise à permettre à la police, sous certaines conditions, d’entrer chez des citoyens pour interpeller des personnes en séjour irrégulier. Selon les manifestants, si cette loi est adoptée, cela marquera un franchissement d’une « ligne rouge ». Ils demandent aux Engagés de retirer leur soutien à ce texte de la coalition fédérale.
Les organisateurs ont aussi critiqué les Engagés pour leur changement de position sur ce sujet. Ils rappellent qu’en 2022, plusieurs responsables et militants du parti, alors dans l’opposition fédérale, avaient campé une nuit devant le siège de l’Open VLD pour dénoncer la politique migratoire fédérale ainsi qu’un précédent projet de visites domiciliaires.
Une délégation a été reçue hier soir par des représentants des Engagés. Le parti, membre de la majorité, ne compte pas faire marche arrière. Les Engagés soulignent que l’utilisation de visites domiciliaires sera très limitée.
> « La personne doit représenter un danger pour l’ordre public »
Xavier Dubois, député des Engagés, insiste sur le fait que des garde-fous ont été mis en place pour réguler ces visites domiciliaires. « La première chose est qu’il faudra un mandat d’un juge d’instruction », explique-t-il, « ce n’est pas simplement l’Office des étrangers qui va décider seul. Il y a aussi le fait – et ça c’est nouveau – que la personne doit présenter un danger pour l’ordre public ou pour la sécurité nationale. Donc on parle de terrorisme, de radicalisme. »
Par ailleurs, il précise, « on ne peut pas imaginer que ces outils soient utilisés à l’encontre des mineurs ». De plus, « c’est également une mesure de dernier recours. On doit prouver qu’on a utilisé toutes les possibilités pour faire exécuter cet ordre de quitter le territoire avant d’envisager cette visite domiciliaire. »
Vers 9h, les manifestants ont démonté leurs tentes et quitté les lieux.

