Algérie

Voyage sans visa : un accord bilatéral facilite les déplacements pour cette catégorie

Un nouvel accord entre l’Algérie et le Cameroun facilite les déplacements pour une catégorie spécifique de voyageurs. Le décret présidentiel n° 26-279, publié dans le Journal officiel et daté du 23 août 2026, officialise la ratification d’un accord bilatéral qui supprime l’obligation de visa pour les détenteurs de passeports diplomatiques et de mission des deux nations.

Cet accord, signé à Alger le 21 décembre 2024, a été paraphé par Ahmed Attaf, ministre d’État et chef de la diplomatie algérienne, ainsi que par Mbella Mbella, son homologue camerounais. L’objectif principal est de renforcer les relations amicales entre les deux pays et de simplifier les démarches administratives pour leurs représentants officiels.

Il est important de noter que cette exemption de visa ne s’applique pas au grand public. Seules les personnes munies d’un passeport diplomatique ou de mission valide peuvent entrer, séjourner, transiter ou quitter le territoire de l’autre pays sans avoir à passer par le consulat. Cette approche de réciprocité n’est pas inédite pour l’Algérie, qui a récemment conclu un accord similaire avec l’Ouzbékistan pour les mêmes catégories de passeports.

Cependant, les voyageurs doivent respecter certaines conditions pratiques : les passages doivent obligatoirement se faire par des postes frontaliers habilités au transport international de voyageurs, excluant ainsi d’autres points d’entrée.

Concernant la durée de séjour, les voyageurs bénéficient d’une liberté de mouvement limitée à 90 jours au sein d’une période de 180 jours, le décompte commençant à partir de la première entrée sur le territoire. Au-delà de cette durée, un visa sera nécessaire, conformément à la réglementation en vigueur.

L’accord s’étend également aux agents diplomatiques et à leur famille, qui peuvent profiter de cette exemption durant toute la durée de leur affectation, sans limite de 90 jours. Toutefois, ces bénéficiaires doivent respecter la législation locale, notamment les règles régissant la circulation et le séjour des étrangers.

Il est à souligner que ni l’Algérie ni le Cameroun ne renoncent à leur souveraineté. Chaque pays a le droit de refuser l’entrée à une personne considérée comme indésirable et de limiter la durée de son séjour. De plus, l’application de l’accord peut être suspendue pour des raisons d’intérêt national, de sécurité ou de santé publique, avec un préavis de 72 heures. Ce mécanisme de sauvegarde est également présent dans d’autres accords bilatéraux, comme celui signé avec la Belgique au printemps 2026.