Algérie

Une élève non admise au BAC 2026 avec 10/20 : explications sur le texte de loi en débat.

Un relevé de notes du Baccalauréat (session juin 2026) a suscité ce week-end un débat intense sur les réseaux sociaux algériens.

Ce document, émis par l’Office National des Examens et Concours (ONEC), concerne une candidate inscrite en filière Mathématiques au lycée Zighoud Youcef, situé dans la wilaya de Skikda.

Sur le papier, les résultats semblent pourtant satisfaisants : avec 293 points accumulés pour un total coefficienté de 29, la lycéenne obtient une moyenne générale de 10,10 / 20. Cependant, en bas de page, la décision est sans appel : « Non admise ».

En effet, la candidate a reçu deux notes éliminatoires dans les matières fondamentales de sa filière, avec un score de 4,5/20 en mathématiques et 4/20 en physique.

Grâce à ses excellentes performances en langues (19/20 en anglais, 16,5/20 en arabe), en histoire-géographie (16,5/20), en sciences islamiques (18/20) et en sport (20/20), la candidate a réussi à compenser ses lacunes et à dépasser la barre des 10/20 requise pour l’admission générale.

Que dit la loi ?

La décision repose sur le règlement strict du Baccalauréat : “Tout candidat ayant obtenu la note zéro (0) à l’une des matières essentielles telles que fixées pour chaque série… est éliminé. Tout candidat ayant obtenu une moyenne pondérée inférieure à 5 sur 20 dans ces matières essentielles est éliminé”.

Ainsi, le bas du relevé indique clairement : « Non admise en raison d’une note de 0 dans une matière essentielle ou d’une moyenne des matières essentielles inférieure à 05/20 ».

Face à l’ampleur de la polémique et à la viralité du document sur internet, la direction du lycée Zighoud Youcef a rapidement réagi sur sa page Facebook officielle pour clarifier la situation et mettre fin aux spéculations.

Dans son communiqué, l’établissement souligne que la décision administrative repose sur un cadre juridique strict : « Concernant l’élève en question, la loi est claire et ne prête à aucune interprétation : une fois la cause connue, l’étonnement disparaît. Ses parents ont été reçus à l’établissement à plusieurs reprises ; ils ont été écoutés et la situation de leur fille leur a été expliquée en toute transparence, textes juridiques à l’appui ».

La direction met également en garde contre la désinformation et la pression médiatique :

« La propagation de rumeurs ou les tentatives d’agiter l’opinion publique ne changeront rien à une réalité juridique établie. Les droits et les devoirs sont régis par les textes et les règlements, et non par les émotions ou les pressions. Laissons le dernier mot à la loi, préservons la sérénité et l’autorité de l’établissement, et évitons toute agitation qui ne sert personne ».

Une opinion publique partagée

La publication de ce document a immédiatement divisé l’opinion publique algérienne en deux camps. De nombreux internautes et parents expriment leur solidarité avec l’élève, dénonçant un système d’évaluation jugé « trop rigide ».

En revanche, de nombreux acteurs du corps éducatif soutiennent fermement la décision de l’ONEC. Selon eux, attribuer un Baccalauréat option Mathématiques à un candidat n’ayant pas maîtrisé le programme de base en mathématiques (4,5/20) et en physique (4/20) nuirait à la crédibilité du diplôme et engendrerait d’énormes difficultés d’assimilation dans les cursus universitaires scientifiques ou technologiques.