
Un géant chinois ne rejoint pas le projet de la nouvelle raffinerie de Hassi Messaoud.
La raffinerie de Hassi Messaoud, un projet d’envergure dans le secteur pétrolier algérien, vient de franchir une étape cruciale avec l’entrée d’un acteur majeur chinois. La société Shaanxi Huajian Engineering Co., Ltd. a officiellement annoncé sa participation au développement de cette nouvelle installation, marquant ainsi un tournant significatif dans le paysage industriel de la région.
Ce projet ambitieux, qui s’inscrit dans le cadre du redéploiement de l’industrie pétrolière dans le sud de l’Algérie, voit le chantier de Haoud El-Hamra entrer dans une phase technique essentielle. Le contrat, signé le 17 août dernier, a été relayé par plusieurs médias chinois, dont le site spécialisé wedoany.com et le journal Finance Sina. Shaanxi Huajian a obtenu un rôle clé dans le projet, notamment en ce qui concerne les travaux d’installation électromécanique pour des unités essentielles.
Le lot sur lequel la société se concentre, désigné sous le nom de « PK4 », comprend des installations vitales, telles que l’unité de reformage catalytique continu (CCR) avec une capacité de 1,35 million de tonnes par an, ainsi que les systèmes auxiliaires nécessaires à son fonctionnement.
Pour Shaanxi Huajian, cet accord représente une avancée significative, lui permettant d’élargir sa présence sur le marché algérien du raffinage et de renforcer ses opérations en Afrique du Nord. La société est chargée de déployer des équipements de pointe, notamment des systèmes d’hydrotraitement pour le naphta, le gaz naturel, le fuel-oil et le gaz combustible, ainsi que les réseaux d’air industriel, d’instrumentation, d’azote et de condensats.
Le projet de la raffinerie de Hassi Messaoud, supervisé par Sonatrach, repose sur un contrat d’ingénierie, d’approvisionnement et de construction (EPC) d’une valeur d’environ 4 milliards de dollars. La réalisation de ce complexe est confiée à un consortium composé de l’entreprise espagnole Técnicas Reunidas, qui détient 51 % des parts, et du groupe chinois Sinopec, avec 49 %. Ce partenariat a été établi après le remplacement de Samsung Engineering, initialement retenu fin 2019.
Les équipes sur le terrain suivent un calendrier de 65 mois, ayant posé la première pierre le 24 février 2025. Ce complexe, conçu pour traiter environ 5 millions de tonnes de pétrole brut par an, est situé au cœur du plus grand gisement du pays. L’objectif est de répondre à la demande intérieure tout en mettant un terme aux importations de carburants transformés. Les premières mises en service des unités de raffinage sont prévues pour la fin de l’année 2027.
