Algérie

Tebboune met fin aux fonctions d’un wali en Algérie

Un nouveau changement a été officialisé à la tête de la wilaya de Constantine. Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a signé aujourd’hui un décret présidentiel mettant fin aux fonctions d’Abdelkhalek Sayouda, wali en poste dans la capitale de l’Est algérien. Pour le remplacer, le chef de l’État a désigné Kamal-Eddine Kerbouche, qui occupait jusqu’à présent le poste de wali de Béjaïa, a annoncé la Présidence de la République cet après-midi.

Béjaïa est désormais placée sous intérim en attendant la nomination d’un nouveau wali. Le départ de Kamal Eddine Kerbouche laisse temporairement vacant ce poste. Pour assurer la continuité administrative, le président Tebboune a chargé Said Yahiaoui, secrétaire général de la wilaya, de gérer la situation par intérim. Cette mesure garantit le bon fonctionnement des institutions locales jusqu’à la désignation d’un successeur permanent.

Ce mécanisme d’intérim confié au secrétaire général est une pratique bien établie dans l’administration algérienne. Il avait notamment été appliqué en février 2026 lors du remplacement du wali de Tiaret, Saïd Khalil, dont la gestion courante avait été confiée au secrétaire général Rabah Mourad Yezza en attendant une nomination officielle.

La wilaya de Béjaïa représente des enjeux économiques considérables. Son port, ses zones industrielles et son tissu de PME en font un territoire dont la gouvernance ne peut souffrir d’un vide prolongé. La nomination d’un nouveau wali devrait intervenir dans les prochaines semaines.

Ce mouvement au sein du corps des walis s’inscrit dans une série de décisions prises par le président Tebboune pour remodeler l’administration locale et centrale du pays. En mai 2026, plusieurs conseillers à la Présidence de la République avaient été relevés de leurs fonctions, dont Farid Yaïci, chargé des finances et des marchés publics, et Mohamed Hammouche, conseiller aux affaires juridiques.

Plus largement, l’Algérie traverse une phase de restructuration administrative profonde. La création, actée par décret présidentiel, de 11 nouvelles wilayas portant le total à 69 entités territoriales illustre cette volonté de rapprocher l’administration des citoyens et de rééquilibrer le développement entre les régions. Dans ce contexte, les nominations à la tête des wilayas existantes prennent une dimension stratégique accrue.

Chaque mouvement dans le corps des walis est observé comme un signal sur les priorités du chef de l’État en matière de gouvernance territoriale. La désignation de Kamal-Eddine Kerbouche à Constantine, l’une des métropoles les plus peuplées et les plus symboliques du pays, ne fait pas exception à cette règle.