Algérie

Taux de change en Algérie : l’euro augmente face au dinar le 30 juillet

La tendance baissière qui pesait sur l’euro depuis plusieurs jours a pris fin. Ce 30 juillet, les cambistes du marché parallèle algérien affichent le billet de 100 euros à 27 550 dinars à la vente, contre 27 500 dinars la veille. Ce rebond de 50 dinars en 24 heures, bien que modeste, est suffisant pour mettre un terme à une série de reculs qui avait progressivement ramené la devise européenne vers ses plus bas récents. À l’achat, les opérateurs du marché informel proposent la même coupure à 27 300 dinars.

L’euro reprend de la hauteur après plusieurs jours de repli. Évaluée à 27 500 dinars pour 100 euros hier, la monnaie unique européenne avait atteint un plancher après une semaine de corrections successives. Il est à noter qu’au 21 juillet, ce même billet s’échangeait encore à 27 750 dinars. La chute a donc été rapide, avec une perte de 250 dinars en sept jours sur le marché noir des devises.

Ce rebond du 30 juillet reflète un regain de la demande sur les places informelles. Les cambistes constatent un retour des acheteurs, suffisant pour inverser, au moins temporairement, la pression vendeuse qui avait prévalu ces derniers jours. Bien que cela ne soit pas explosif, c’est un signal clair que l’euro n’a pas dit son dernier mot face au dinar algérien.

La correction récente s’expliquait notamment par un excédent d’offre sur le marché parallèle, associé à un climat d’attentisme lié au renforcement du cadre réglementaire sur les devises. Ces deux freins semblent s’être partiellement dissipés, permettant à la demande de reprendre l’avantage.

Plusieurs dynamiques de fond continuent d’exercer une pression sur le dinar algérien face aux devises étrangères. La période estivale est, par nature, propice à une demande soutenue en euros. Les départs de voyageurs algériens vers l’Europe, combinés aux préparatifs des étudiants qui s’apprêtent à rejoindre les universités françaises et européennes dès le mois d’août, constituent un réservoir de demande structurelle bien connu des habitués du Square Port-Saïd.

À cela s’ajoute un facteur réglementaire. Depuis les nouvelles modalités d’accès à l’allocation touristique de 750 euros imposées mi-juillet, une partie des particuliers, découragés par les formalités bancaires, s’est détournée des circuits officiels. Ce report vers le marché parallèle des devises a mécaniquement gonflé la demande et soutenu les cours. Les cambistes interrogés sur le terrain avaient d’ailleurs anticipé cette tension dès la semaine du 20 juillet.

L’offre, de son côté, ne suit pas. Contrairement au début du mois, où les retours de la diaspora algérienne avaient temporairement injecté des liquidités en devises, aucun afflux comparable n’est venu rééquilibrer le marché ces derniers jours. Ce déséquilibre entre offre et demande constitue le terreau sur lequel ce rebond de l’euro prend racine.