Poulet à 500 DA/kg, plateau d’œufs à 600 DA : intervention de l’État pour réduire les prix
Les perspectives pour le marché des viandes blanches s’annoncent encourageantes, avec une anticipation de baisse des prix et un retour à une certaine stabilité dans les semaines à venir. Cette tendance positive est principalement attribuée à la reprise des activités des éleveurs, favorisée par une augmentation significative des achats de poussins sur le marché national.
Récemment, le secteur avicole a été secoué par une forte hausse des prix. Dans plusieurs wilayas à l’intérieur du pays, le coût du kilogramme de poulet a dépassé les 500 dinars, tandis que le prix du plateau d’œufs a atteint jusqu’à 600 dinars. Cette flambée des tarifs est le résultat d’une demande accrue, alimentée par la saison des mariages et l’afflux habituel de l’été, face à une offre qui reste limitée.
Pour atténuer cette pression sur les prix, les autorités ont décidé d’intervenir en déstockant d’importantes quantités de poulet congelé, mises à disposition des consommateurs à un tarif régulé de 350 dinars le kilogramme.
Dans une interview accordée au quotidien arabophone El Khabar, Ali Benchaiba, président de la Fédération nationale des aviculteurs, a expliqué les raisons sous-jacentes à cette crise. Il a souligné que l’augmentation des prix est due à un déséquilibre sévère entre l’offre et la demande, exacerbé par plusieurs défis majeurs rencontrés par la filière.
De nombreux éleveurs ont été contraints d’abandonner leurs activités en raison des pertes financières accumulées lors des mois précédents, lorsque les prix avaient chuté en dessous des coûts de production. À cette instabilité économique se sont ajoutées des vagues de chaleur extrême et des incendies ayant dévasté de nombreuses exploitations, entraînant une perte significative de cheptel.
Les coupures d’électricité fréquentes ont également paralysé les élevages dépourvus de systèmes de climatisation et de générateurs, tandis que la réapparition de maladies aviaires a considérablement affecté la mortalité et la productivité.
Malgré ces difficultés, le président de la Fédération reste optimiste quant à l’avenir. La récente hausse des prix a incité de nombreux éleveurs à réinvestir dans leurs fermes et à passer de nouvelles commandes de poussins. Ce regain de production devrait permettre de reconstituer rapidement les stocks, d’approvisionner le marché de manière plus abondante et de ramener progressivement les prix à des niveaux plus accessibles pour les consommateurs.
