Algérie

Port de Djen Djen : 5 700 tonnes d’acier chinois transbordées vers Djibouti, troisième opération de 2026

Le port de Djen Djen, à Jijel, a traité le 20 septembre une cargaison de 5 700 tonnes d’acier venue de Chine avant de la réexpédier vers Djibouti. Cette opération illustre l’entrée progressive du site algérien dans des flux de transit internationaux, au-delà de son rôle habituel dans le commerce extérieur national.

Une cargaison chinoise réorientée vers Djibouti

Selon l’Entreprise portuaire de Djen Djen, filiale du groupe public Serport, l’opération portait sur 537 bobines d’acier arrivées à bord du navire MV SEADANCE. La marchandise a été déchargée à quai puis renvoyée vers Djibouti, qui constituait sa destination finale. L’EPDJ précise que ces bobines ne devaient pas alimenter le marché algérien : le port a servi d’étape logistique dans une chaîne maritime plus large.

L’entreprise présente ce type de trafic comme un signal de montée en puissance. Elle estime que Djen Djen peut désormais jouer un rôle d’interface entre des lignes maritimes internationales et des marchés régionaux. La source ne donne toutefois pas la date exacte de la réexpédition ni le nom du navire qui a pris en charge la marchandise après son passage au port.

Un troisième transbordement en 2026, mais une activité encore ponctuelle

L’EPDJ indique qu’il s’agit de la troisième opération de transbordement réalisée dans ses installations depuis le début de l’année 2026. La première, fin janvier, avait marqué une première à l’échelle algérienne : 800 EVP arrivés de Chine à bord du Xin Yong Chang 19 avaient été partiellement réexpédiés vers Saint-Pétersbourg. L’entreprise mentionne aussi une deuxième opération, sans en publier les détails.

Ces éléments montrent une activité réelle mais encore irrégulière. La source souligne que trois opérations en huit mois restent peu nombreuses, même si elles s’inscrivent dans une stratégie assumée par le port. Le ministère algérien des Transports avait déjà présenté le transbordement comme un levier pour transformer les ports du pays en plateformes régionales et internationales.

Des capacités portuaires en développement, avec des chantiers encore ouverts

Djen Djen met en avant plusieurs atouts physiques : une superficie de 210 hectares, un tirant d’eau pouvant atteindre -18,20 mètres et une position proche de la route maritime reliant Suez à Gibraltar. Le port a aussi accueilli plusieurs navires de grande taille ces derniers mois, ce que l’EPDJ présente comme des premières ou des records nationaux.

La source mentionne également des investissements en cours : un terminal à conteneurs de 17 hectares a été réceptionné, un second doit permettre d’accueillir des navires de 400 mètres, et quatre nouveaux quais ont été mis en service en mai 2026. En parallèle, le terminal à conteneurs est annoncé avec une capacité de 2 millions d’EVP par an, mais sa mise en service complète a pris du retard. Le projet, lancé en 2015 puis interrompu avant d’être relancé en 2024, devait être achevé fin 2025, sans nouvelle échéance communiquée.

La connexion terrestre reste aussi un enjeu : la pénétrante Djen Djen–El Eulma, longue de 110 kilomètres, doit relier le port à l’autoroute Est-Ouest, mais le chantier a connu plusieurs reports. Enfin, l’EPDJ applique depuis le 16 août 2026 un nouveau barème tarifaire pour ses services.

Ce qu’il faut retenir

  • Le 20 septembre, Djen Djen a transbordé 537 bobines d’acier chinoises, soit 5 700 tonnes, à destination de Djibouti.
  • L’EPDJ présente cette opération comme la troisième de ce type réalisée dans le port en 2026.
  • Le site mise sur le transbordement, mais plusieurs chantiers restent en cours, notamment le terminal à conteneurs et la liaison routière vers l’intérieur du pays.

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