Algérie

Mehdi Laribi, chef présumé de la DZ Mafia, arrêté en Algérie


Mehdi Laribi, une figure emblématique du banditisme marseillais, a été arrêté fin juillet en Algérie, mettant ainsi un terme à une longue cavale. Co-fondateur présumé du gang DZ Mafia, il faisait l’objet d’un mandat d’arrêt délivré par la justice française. Cette arrestation a été confirmée par le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, qui a salué ce développement significatif.

Âgé de 34 ans et surnommé « Tic », Laribi a été interpellé dans le cadre de l’enquête « Octopus ». Le 21 juillet, il avait déjà été placé sous contrôle judiciaire, mais son arrestation a eu lieu après plusieurs années de fuite. Le procureur a précisé qu’il est poursuivi pour plusieurs infractions graves, notamment la direction d’un réseau de trafic de stupéfiants, un crime passible de réclusion à perpétuité, ainsi que pour association de malfaiteurs, blanchiment d’argent et violations de la législation sur les drogues.

Laribi est considéré comme un acteur central dans la montée en puissance de la DZ Mafia, un groupe criminel qui a vu le jour dans le quartier de la Paternelle à Marseille durant la crise du Covid-19. Il est notamment accusé d’avoir déclenché un conflit armé avec le clan Yoda, une guerre des gangs qui a causé 49 décès à Marseille en un an, consolidant la position de la DZ Mafia.

Gérald Darmanin a exprimé sa satisfaction sur les réseaux sociaux, soulignant que Laribi était une « cible prioritaire » dans la lutte contre la drogue et la criminalité organisée. Il a également remercié les autorités algériennes pour leur coopération, en lien avec le parquet national anti-criminalité organisée (PNACO) et le parquet de Marseille.

L’enquête « Octopus », qui a conduit à l’arrestation de Laribi, avait déjà donné lieu à une opération majeure en mars dernier. Cette opération avait mobilisé près de 900 gendarmes et abouti à l’interpellation d’une quarantaine de suspects, dont 26 avaient été mis en examen. Parmi ces derniers, plusieurs figures notables de la DZ Mafia, comme Amine Oualane et Gabriel Ory, étaient déjà incarcérées, soupçonnées de diriger leurs activités criminelles depuis leur cellule.

Alors que Laribi était en fuite, la justice française a intensifié ses efforts, multipliant les demandes d’entraide judiciaire pour appréhender d’autres membres de la DZ Mafia, qui auraient trouvé refuge en dehors des frontières françaises.