L’Algérie débute aux Seoul International Drama Awards 2026 avec « Fatma »
L’Algérie entre pour la première fois au Seoul International Drama Awards avec la série « Fatma », qui sera diffusée sur Samira TV pendant tout le Ramadan 2026. Cette année, le festival comprend six pays africains, dont l’Algérie, le Rwanda et le Togo, qui participent pour la première fois.
L’Algérie fait ses débuts sur la scène internationale cette année avec la série Fatma. Diffusée par Roots sur Samira TV durant le Ramadan 2026, elle a été sélectionnée pour participer à la 21e édition des Seoul International Drama Awards, un événement très attendu sur la scène télévisuelle mondiale. Pour le pays, c’est une première, rejoignant ainsi 46 autres nations en compétition.
Le festival, qui existe depuis plus de vingt ans, connaît cette année un nombre record de participants : 352 candidatures provenant de 46 pays et régions, un chiffre qui dépasse le précédent record établi en 2024. La cérémonie se tiendra le 8 octobre 2026 au KBS Hall de Séoul et sera diffusée en direct sur MBC TV ainsi que sur la chaîne YouTube officielle du festival. Dans ce contexte international, Fatma se distingue aux côtés de productions de Netflix, Apple TV et Disney+, ainsi que d’œuvres déjà récompensées aux Emmy Awards et aux Golden Globes.
Le communiqué du SDA annonce une section consacrée aux nouvelles voix africaines, et les chiffres parlent d’eux-mêmes : deux pays africains étaient présents en 2025, contre six cette année. L’Algérie, le Rwanda et le Togo font leur première apparition au festival, rejoignant l’Égypte, le Kenya et l’Afrique du Sud, déjà participants habituels.
Parmi ces nouveaux venus, Fatma se démarque. La série prend les devants, présentée avec une description soulignant son thème : « un drame historique se déroulant dans l’Alger colonial français du XIXe siècle, suivant la vie et la résistance des femmes sous l’occupation ». Cette reconnaissance atteste de l’impact de la série.
Derrière la caméra, Djaffar Gacem réalise, tandis que Mira Gacem Babaci écrit le scénario. Ensemble, ils dépeignent une Algérie du XIXe siècle qui résiste à l’occupant, révélée à travers le prisme de femmes souvent ignorées par l’Histoire. Résistance, dignité et mémoire sont des thèmes explorés avec une ambition rare dans la fiction algérienne.
Le public algérien a répondu présent. Diffusée durant le Ramadan, Fatma a remporté un accueil chaleureux de la part des téléspectateurs, prouvant qu’un récit populaire peut être exigeant. Sa sélection à Séoul élève cette histoire au-delà des frontières algériennes.
En outre, la sélection de Fatma véhicule un message fort : le drama algérien est capable de s’imposer sur le plan mondial. À une époque où les récits africains rencontrent enfin leur public sur les grandes plateformes internationales, cette sélection confère une identité unique à l’Algérie dans cette nouvelle vague créative.
Sous ce projet, une histoire familiale de transmission se dessine. Khaled Babaci, producteur de la série, est le fils de Belkacem Babaci, une figure disparue dédiée à la préservation du patrimoine algérien. Avec Fatma, il prolonge ce travail de mémoire, en présentant une production entièrement conçue et réalisée par des Algériens.
