Kamel Moula vise 4 % de croissance et défend la souveraineté nationale
Le président du Conseil du renouveau économique algérien, Kamel Moula, a avancé l’idée que l’économie algérienne pourrait atteindre 4 % de croissance. Cette estimation, présentée devant Abdelmadjid Tebboune et des opérateurs économiques, s’inscrit dans un discours plus large sur la diversification, la production locale et la souveraineté économique.
Une estimation de croissance supérieure aux prévisions de base
Lors de la rencontre nationale avec les opérateurs économiques organisée le 14 octobre 2026 au Centre international de conférences Abdelatif-Rahal, à Alger, Kamel Moula a évoqué une prévision de croissance réelle du PIB de 3,8 %. Il a toutefois jugé possible d’atteindre 4 %, en s’appuyant sur la dynamique observée dans plusieurs secteurs et sur la mobilisation des entreprises nationales.
Cette projection reste une estimation du CREA et non un constat définitif. Le texte source précise aussi que le ministre des Finances, Mohamed Lamine Lebbou, a présenté à la même occasion des prévisions dépassant 4 % pour 2026, tandis qu’un taux de 3,8 % est évoqué pour 2025. La source mentionne également que les institutions financières internationales suivent l’évolution de l’économie algérienne, sans détailler ici leurs dernières évaluations.
Le rôle des entreprises nationales au centre du discours
Kamel Moula a insisté sur la contribution conjointe de l’État et des entreprises à la diversification de l’économie. Selon lui, les transformations engagées depuis la crise sanitaire commencent à produire des effets visibles. Il présente cette période comme un tournant, marqué par une meilleure mobilisation du tissu entrepreneurial et par des changements structurels encore en cours.
Le président du CREA considère les entreprises algériennes comme des partenaires stratégiques de l’action publique. Dans sa lecture, elles doivent participer à la création de nouvelles capacités productives et à la mise en œuvre des politiques de développement. La source indique aussi que cette orientation rejoint des initiatives visant à faciliter l’accès au foncier économique dans plusieurs wilayas.
Souveraineté, concurrence et production locale
Au-delà de la croissance, le responsable patronal a mis l’accent sur la souveraineté économique. Il a cité plusieurs domaines jugés sensibles, dont l’alimentation, la santé et l’énergie, en rappelant que la pandémie a montré les risques liés à une forte dépendance aux importations. Dans cette logique, il présente la souveraineté alimentaire comme une priorité stratégique.
Le texte source rapporte également qu’il a défendu une concurrence loyale et soutenu la lutte contre les pratiques illégales, qu’il juge minoritaires mais nuisibles à l’image des opérateurs économiques. Cette position rejoint les appels du président Tebboune à combattre les comportements susceptibles de peser sur l’économie et sur les réserves de change. Le CREA dit vouloir accompagner cette démarche tout en défendant les entreprises engagées dans la production et l’investissement.
Ce qu’il faut retenir
- Kamel Moula estime que l’économie algérienne pourrait atteindre 4 % de croissance, contre une prévision de base de 3,8 % qu’il a citée.
- Le CREA met en avant le rôle des entreprises nationales dans la diversification économique, la production locale et l’investissement.
- La souveraineté alimentaire, la concurrence loyale et la réduction des dépendances extérieures figurent parmi les priorités défendues lors de la rencontre d’Alger.
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