Algérie

France : un Algérien sous OQTF depuis 2018 attaque un policier au couteau dans un train

Un homme d’origine algérienne, âgé d’une trentaine d’années, a été condamné à six ans de prison ferme par le tribunal judiciaire de Grasse pour avoir menacé des policiers en civil avec un couteau. Ce fait s’est produit le 7 août dernier dans un train reliant Menton à Cannes. Les autorités ont découvert que l’individu faisait l’objet d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF) depuis 2018.

L’incident a débuté vendredi matin, vers 8 h 30, lorsqu’une violente altercation a éclaté entre deux hommes visiblement sous l’emprise de l’alcool. L’un d’eux, particulièrement agressif, s’en est pris à des contrôleuses. Deux policiers en civil, un agent de la police judiciaire de Cannes et sa conjointe, également policière, qui prenaient le même train pour se rendre à leur travail, sont intervenus.

Après avoir informé les agents de bord de la situation, le policier a réussi à maîtriser l’agresseur. Cependant, à l’arrêt en gare de Cannes, alors qu’ils attendaient des renforts, le trentenaire a sorti un couteau de sa poche et a tenté de poignarder le policier à la carotide. En tombant au sol, l’assaillant s’est blessé au crâne avec son propre couteau. Il a été transporté au commissariat puis à l’hôpital, tout comme le policier, qui a subi des blessures légères.

Selon une source policière citée par Le Figaro, le suspect, déjà connu des services judiciaires pour des faits de vols, de violences aggravées et d’usage de stupéfiants, était également sous l’emprise de l’alcool et de drogues dures au moment des faits. Il avait précédemment été condamné pour apologie du terrorisme en région parisienne.

Julien Hausknecht, secrétaire départemental du syndicat Alliance Police, a décrit le prévenu comme « le profil parfait d’un loup solitaire ». Il a salué le courage de ses collègues, intervenus sans être armés ni en service. La justice a répondu à la gravité de l’incident en infligeant au prévenu une peine de six ans de prison, assortie d’une amende de 3 000 euros et d’une interdiction définitive du territoire français.