Algérie

33 accusés jugés dans une affaire de corruption liée à l’importation de vêtements de Chine et Turquie

Trente-trois personnes doivent être jugées le 30 septembre dans un dossier d’importation de vêtements et de chaussures en provenance de Chine et de Turquie. L’affaire est importante car elle mêle soupçons de fraude fiscale, faux documents commerciaux et blanchiment d’argent, avec un impact présumé sur les recettes publiques.

Un dossier centré sur une société d’importation de textile

Selon la source, l’enquête vise d’abord un homme d’affaires présenté comme dirigeant de six entreprises actives dans l’habillement importé. Il est détenu à Koléa dans le cadre de la détention provisoire. Le dossier mentionne aussi la SARL Remontada RB, basée à Beni Mered, dans la wilaya de Blida, ainsi qu’une société d’import-export liée à la chaussure. Deux initiales reviennent dans les pièces citées par les enquêteurs, « R. B » et « T. M », sans que la source précise davantage leurs rôles respectifs.

Les prévenus doivent comparaître devant la troisième section du pôle judiciaire. Les poursuites portent sur des faits présentés comme graves par l’accusation : fraude fiscale par manœuvres frauduleuses, faux en écritures commerciales, participation à ces falsifications et blanchiment d’argent.

La sous-facturation au cœur des soupçons

Le mécanisme décrit repose sur la sous-facturation des cargaisons. D’après les éléments rapportés, les factures émises par des fournisseurs chinois et turcs auraient été volontairement abaissées par rapport à la valeur réelle des marchandises. Cette pratique aurait permis de réduire artificiellement les droits et taxes dus à l’État.

La source indique aussi que des autorisations délivrées par l’ancienne agence ALGEX auraient été réutilisées plusieurs fois, alors qu’elles ne concernaient qu’un montant déclaré une seule fois. Les enquêteurs y voient un moyen de contourner le cadre administratif normal. En l’état, ces éléments restent des allégations issues de l’enquête et non des faits définitivement établis par le jugement à venir.

Des circuits portuaires multiples et des vérifications élargies

Les opérations auraient transité par plusieurs ports, notamment Oran, Mostaganem, Djen Djen et Annaba. Cette diversité d’itinéraires aurait compliqué le contrôle des flux. La source évoque également le groupage de marchandises, appelé localement « chouala », ainsi que des facilités présumées accordées par certains agents des douanes lors de la validation des valeurs déclarées.

Pour consolider son dossier, la brigade centrale chargée de la lutte contre la criminalité économique et financière a sollicité le Centre national du registre du commerce et la Banque d’Algérie. Le premier devait transmettre les registres et dossiers de base, tandis que la seconde devait fournir les données bancaires, les crédits, les autorisations de transfert de devises et les constats d’infractions à la réglementation des changes. La source rapproche cette traçabilité d’autres affaires de transferts illicites de capitaux vers la Turquie, sans détailler davantage ces dossiers.

Ce qu’il faut retenir

  • Trente-trois personnes sont renvoyées devant la justice dans une affaire liée à l’importation de vêtements et de chaussures depuis la Chine et la Turquie.
  • L’enquête évoque une sous-facturation des marchandises, des réutilisations d’autorisations administratives et des soupçons de fraude fiscale et de blanchiment.
  • Les investigations ont mobilisé le registre du commerce, la Banque d’Algérie et des éléments liés à plusieurs ports algériens.

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Cette synthèse a été produite automatiquement à partir de la source citée.