L’Agence du médicament met en garde : n’en achetez pas !
L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a alerté ce jeudi sur les dangers des peptides, faisant état de « une petite dizaine » de cas d’intoxication remontés aux autorités sanitaires. Alexandre de la Volpilière a précisé que, à ce jour, aucun essai clinique de grande ampleur, randomisé et contrôlé, mené chez l’humain, n’a confirmé les effets supposés des peptides pour ces usages.
On peut facilement trouver des peptides en quelques clics sur Internet. Promus par des influenceurs, ces substances envahissent les réseaux sociaux avec la promesse d’améliorer les performances sportives ou de ralentir le vieillissement. Cependant, cette promesse est illusoire, car ces molécules supposées réparatrices s’avèrent en réalité dangereuses, met en garde l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) ce jeudi. Alexandre de la Volpilière, directeur adjoint de l’ANSM, évoque « une petite dizaine » de cas d’intoxication signalés aux autorités sanitaires.
Ces petites chaînes d’acides aminés, reproduites en laboratoire, constituent les principes actifs de médicaments bien connus comme l’insuline ou les traitements anti-obésité de type GLP-1. Néanmoins, les bienfaits qui leur sont attribués sur les réseaux sociaux n’ont jamais été prouvés scientifiquement. « Sous forme de crèmes, d’injections ou de compléments alimentaires, les peptides sont associés à des promesses spectaculaires, rapportait l’Inserm dans une note publiée début 2026. Pourtant, à ce jour, aucun essai clinique de grande ampleur, randomisé et contrôlé, mené chez l’humain, n’a confirmé ces effets pour ces usages, et certains peptides présentent même des risques bien réels pour la santé. »
Alors que plusieurs sites francophones mais basés à l’étranger proposent des peptides injectables, l’ANSM met en garde les consommateurs potentiels sur l’illégalité de ces sites, qui présentent par ailleurs des risques. « Soyez vigilants : ne les achetez pas, ne les utilisez pas, prévient l’agence. Ces produits n’ont pas été évalués par les autorités de santé et ne sont pas autorisés. Leur composition est incertaine. Leur utilisation peut entraîner de graves problèmes de santé. »
Pour l’instant, l’agence se contente d’un avertissement et n’a pas encore entrepris de mesures concrètes pour fermer ces sites, mais cela pourrait rapidement changer. « Nous devons respecter un certain cadre juridique et légal, mais il est fort probable que nous prenions des décisions plus fortes dans les prochaines semaines », a annoncé Alexandre de la Volpilière.
