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John Bolton, ex-conseiller de Trump, plaidera coupable de rétention de documents « secret défense »

John Bolton, ancien conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, devrait reconnaître sa culpabilité dans une affaire liée à la rétention de documents relevant de la défense nationale, selon plusieurs médias américains. Jeudi, un tribunal du Maryland a fixé une nouvelle audience de mise en accusation au 26 juin, laissant entrevoir un changement de stratégie judiciaire de l’ancien haut responsable.


L’ancien conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, John Bolton, devrait reconnaître sa culpabilité dans une affaire liée à la rétention de documents classés, selon plusieurs médias américains se basant sur des sources proches du dossier. Jeudi, un tribunal du Maryland a programmé une nouvelle audience de mise en accusation pour le 26 juin, signalant un possible changement de stratégie judiciaire de la part de l’ancien haut fonctionnaire.

Âgé de 77 ans, John Bolton avait été inculpé en octobre pour divulgation et rétention de documents de défense nationale. Après avoir d’abord plaidé non coupable, il devrait maintenant admettre avoir illégalement retenu des documents classifiés, une infraction qui peut entraîner cinq ans d’emprisonnement. Selon CNN et d’autres médias, il accepterait également de payer une amende dépassant 2 millions de dollars.

L’accusation lui reproche d’avoir « abusé de sa position de conseiller à la sécurité nationale en partageant plus d’un millier de pages de documents relatifs à ses activités quotidiennes » avec deux proches ne bénéficiant pas d’une habilitation de sécurité. Ces personnes seraient, d’après plusieurs sources, son épouse et sa fille. Les informations auraient été communiquées via des comptes de messagerie électronique personnels non sécurisés.

Le dossier indique qu’en juillet 2021, un représentant de John Bolton avait signalé au FBI que l’un de ses comptes de messagerie avait été piraté après son départ du gouvernement par un hacker qu’il considérait lié à l’Iran. Selon l’accusation, l’ancien conseiller n’a « à aucun moment » informé les autorités qu’il avait partagé sur ce compte « des informations relevant de la défense nationale, y compris des informations classifiées » ni indiqué au FBI que les pirates informatiques avaient désormais accès à ces informations.

John Bolton s’est affirmé comme l’un des critiques les plus virulents de Donald Trump après son départ de la Maison-Blanche. En juin 2020, il a publié un livre concernant ses 17 mois comme conseiller à la sécurité nationale, où il décrit le président américain comme « inapte » à diriger les États-Unis.

D’après le texte fourni, John Bolton est devenu en octobre la troisième personnalité ciblée par Donald Trump à être inculpée depuis le retour de ce dernier à la Maison-Blanche, après l’ancien directeur du FBI James Comey et la procureure générale de l’État de New York, Letitia James. Les poursuites engagées contre ces deux derniers avaient été annulées en novembre, avant qu’une nouvelle inculpation ne vise James Comey en avril pour menace présumée contre « la vie et l’intégrité physique » du président américain.