Mpox : Deux virologues accusés d’importer le virus d’Afrique aux États-Unis
Deux virologues travaillant pour un institut américain ont été inculpés mardi par la justice américaine pour avoir tenté de ramener aux États-Unis le mpox, anciennement appelé variole du singe. De janvier à fin juillet 2025, plus de 34.000 cas confirmés de mpox avaient été signalés à l’OMS, parmi lesquels 138 décès.
Une contrebande médicale mystérieuse et périlleuse. Deux virologues d’un prestigieux institut de recherche américain ont été inculpés mardi par la justice américaine, accusés d’avoir tenté de ramener aux États-Unis le mpox, anciennement dénommé variole du singe.
Les deux chercheurs ont été interceptés en janvier à l’aéroport de Détroit, alors qu’ils revenaient du Congo-Brazzaville avec 113 fioles dans leurs bagages. Selon un communiqué des procureurs fédéraux américains, 17 des 20 échantillons testés par le FBI contenaient le virus mpox inactivé.
Cinq ans de prison encourus
Les intentions des deux hommes, Vincent Munster, Néerlandais et chef d’une section d’un laboratoire de virologie des Instituts nationaux de la santé (NIH), et Claude Kwe, un chercheur associé camerounais, restent floues. Ils sont également accusés d’avoir menti sur le contenu de leurs valises. Tous deux travaillent dans un laboratoire du Montana qui dispose du niveau de sécurité le plus élevé contre les transmissions, qualifié P4. Ils risquent une peine pouvant aller jusqu’à cinq ans de prison.
« Urgence de santé publique »
En janvier, l’agence de santé de l’Union africaine a indiqué que le mpox n’était plus considéré comme une « urgence de santé publique » en Afrique, soulignant une baisse du nombre de cas. Entre janvier et fin juillet 2025, plus de 34 000 cas confirmés de mpox avaient été signalés à l’OMS, entraînant 138 décès. Cette maladie se manifeste principalement par une forte fièvre et l’apparition de lésions cutanées, appelées vésicules.

