Les Enhanced Games ne réussissent pas malgré des millions investis.
Les Enhanced Games, avec 42 athlètes grassement rémunérés, se sont déroulés le week-end dernier. Un unique record mondial a été établi par le Grec Christian Golomev au 50 mètres nage libre, amélioré de 7 centièmes, pour une prime d’1 million d’€, mais ne sera pas homologué.
Les Enhanced Games, la première compétition sportive à autoriser officiellement le dopage, se sont déroulées le week-end dernier avec la participation de 42 athlètes très bien rémunérés. Cet événement, financé par des milliardaires de la technologie tels que Peter Thiel, avait pour ambition de battre de nombreux records mondiaux grâce à l’utilisation de substances interdites dans le sport conventionnel. Les organisateurs allaient jusqu’à soutenir que « ce n’est pas la consommation de ces substances qui est dangereuse en soi, mais leur mauvaise utilisation ».
Malgré un dispositif grandiose et des millions investis, le spectacle a frôlé la désillusion. Un seul record mondial a été établi : celui du 50 mètres nage libre par le Grec Christian Golomev, qui a amélioré le temps de 7 centièmes, ce qui lui a permis de décrocher une prime d’1 million d’€. Ce record ne sera pas homologué par les instances officielles.
Les autres performances ont laissé à désirer. L’Australien James Magnussen, qui avait annoncé qu’il allait « se charger jusqu’à la moelle », a terminé dernier du 100 mètres nage libre. Ironiquement, lors des épreuves de sprint, les athlètes non dopés ont remporté toutes les courses, laissant le Français Mouhamadou Fall à la quatrième place. Ce dernier pourrait dorénavant faire face à des sanctions de la part des autorités françaises antidopage.

