Guerre en Ukraine : Kiev craint un deuxième front, attaque la Russie.
L’Ukraine a annoncé ce jeudi un renforcement de ses défenses à la frontière avec la Biélorussie, considérant ces mesures comme « sans précédent par le nombre de forces et de ressources déployées ». Le chancelier allemand Friedrich Merz a proposé d’accorder à Kiev un statut de « membre associé », en raison des « innombrables obstacles ainsi que des complexités politiques des procédures de ratification » concernant son adhésion à l’Union européenne.

Vous avez manqué les derniers développements concernant la guerre en Ukraine ? 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs. Voici l’essentiel de ce jeudi 21 mai 2026, au 1.548e jour du conflit.
Le fait du jour
L’Ukraine redoute l’ouverture d’un deuxième front au nord. Ce jeudi, le pays a donc annoncé un renforcement de ses défenses à la frontière avec la Biélorussie. Ces mesures, jugées « sans précédent par le nombre de forces et de ressources déployées » par les services de sécurité (SBU), ont pour objectif de « constituer un moyen de dissuasion efficace contre toute action ou opération agressive de l’ennemi [russe] et de son allié [biélorusse] ».
Les opérations prévues incluent des contrôles renforcés pour « empêcher l’ennemi de s’infiltrer dans les zones frontalières, de mener des activités de sabotage et terroristes, de conduire des opérations subversives et de renseignement ».
Lundi, le Kremlin avait rejeté les allégations ukrainiennes selon lesquelles Moscou aurait l’intention d’impliquer Minsk dans le conflit. Cependant, ce jeudi, Alexandre Loukachenko, président biélorusse et proche de Vladimir Poutine, s’est exprimé de manière ambiguë : il a affirmé que son pays ne représentait « aucune menace pour qui que ce soit », tout en ajoutant qu’il serait prêt à défendre la Russie « par tous les moyens possibles ».
La déclaration du jour
« Il y a beaucoup de pays qui ne dépensent pas assez pour soutenir l’Ukraine. »
Cette remarque émane de Mark Rutte. Le secrétaire général de l’Otan a déclaré que le soutien « n’est pas réparti également au sein de l’alliance. Il se concentre sur un nombre restreint de pays, dont la Suède, qui se surpasse vraiment en matière de soutien à l’Ukraine, ainsi que d’autres pays comme le Canada, l’Allemagne, les Pays-Bas, le Danemark et la Norvège, sans oublier quelques autres », a-t-il précisé.
Le chiffre du jour
800 km. Voilà la distance séparant le front de la région russe occidentale de Samara, où une attaque de drones ukrainiens « longue portée », visant des installations pétrolières selon Kiev, a causé la mort de deux personnes.
La tendance du jour
En attendant une intégration rapide à l’Union européenne, l’Ukraine pourrait obtenir un accès progressif. C’est ce que propose le chancelier allemand Friedrich Merz dans une lettre aux dirigeants des Vingt-sept. « Il est évident que nous ne serons pas en mesure de mener à bien le processus d’adhésion dans un avenir proche, compte tenu des innombrables obstacles ainsi que des complexités politiques des procédures de ratification », écrit-il.
En conséquence, Berlin suggère d’accorder à Kiev un statut de « membre associé », une « étape décisive » avant une adhésion pleine et entière. Il reste à savoir si cette proposition sera acceptée par Volodymyr Zelensky, qui a toujours été réticent aux différentes suggestions visant à retarder son adhésion. Convaincre le Premier ministre nationaliste slovaque, Robert Fico, s’annonce également difficile. « Soit on accepte quelqu’un, soit on ne l’accepte pas », a-t-il déclaré ce jeudi.

