Banques et Assurances : syndicats en colère contre le blocage salarial
Les cadres syndicaux des institutions bancaires et des compagnies d’assurance ont exprimé leur mécontentement face à ce qu’ils considèrent comme un « blocage du processus de négociation » dans le secteur. Dans un communiqué, les syndicats ont exigé la reprise immédiate des négociations, réaffirmant leur attachement à l’augmentation au titre de l’année 2025.
Les dirigeants syndicaux des institutions bancaires et des compagnies d’assurance ont exprimé leur mécontentement concernant ce qu’ils jugent comme un « blocage du processus de négociation » dans le secteur.
Ils ont attribué au Conseil bancaire et financier ainsi qu’à la Fédération tunisienne des sociétés d’assurances la responsabilité de la détérioration des conditions sociales et professionnelles des employés concernés.
Dans un communiqué diffusé à l’issue d’une conférence tenue au siège de l’Union régionale du travail à Tunis, sous l’égide de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), ces syndicats ont déclaré que les négociations sectorielles ont été entravées par les organisations patronales, et ce, malgré les « bénéfices et privilèges » engrangés par les banques et les compagnies d’assurance.
Ils ont estimé que ce blocage est en contradiction avec les dispositions de la Constitution, les conventions internationales ratifiées et le Code du travail. Ils ont également mis en garde contre les conséquences que cela pourrait avoir sur le climat social au sein du secteur, ainsi que sur le « mécontentement et la tension croissante » qui pourraient en résulter parmi les travailleurs.
Les syndicats ont réclamé la reprise immédiate des négociations, réaffirmant leur désir d’une augmentation pour l’année 2025, comme elle a été prévue dans les différents budgets financiers annuels des institutions.
Ils ont également appelé à la mise en place d’augmentations « équitables et justes », fondées sur les indicateurs de croissance du secteur pour la période de 2025 à 2028.
Enfin, les dirigeants syndicaux ont tenu le Conseil bancaire et financier et la Fédération tunisienne des sociétés d’assurances responsables de la dégradation de la situation dans le secteur, indiquant que le refus du dialogue et le mépris des droits matériels et moraux des employés ne ferait qu’exacerber le climat de tension.

