Santé mondiale : La Tunisie ne plaide pas à Genève
Le ministre de la Santé, le Dr Mustapha Ferjani, a mené dimanche 17 mai 2026 une intense activité diplomatique à Genève, lors de la 79e session de l’Assemblée mondiale de la Santé. Lors de la réunion ministérielle africaine de haut niveau organisée par les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies, la Tunisie a appelé à l’émergence d’une voix africaine unie dans la réforme de la gouvernance sanitaire mondiale.

Le ministre de la Santé, le Dr Mustapha Ferjani, a intensifié son activité diplomatique le dimanche 17 mai 2026, en marge de sa participation à la 79e session de l’Assemblée mondiale de la Santé à Genève. Ses échanges, lors des réunions régionales préparatoires, ont été centrés sur des thèmes tels que la souveraineté sanitaire, la production pharmaceutique locale, la transition numérique et l’innovation technologique.
L’indépendance pharmaceutique de l’Afrique en ligne de mire
Lors d’un panel consacré aux industries pharmaceutiques en Afrique, le ministre tunisien a souligné qu’« aucune sécurité sanitaire ne peut être atteinte sans une production locale forte, un transfert effectif de technologies et des partenariats équitables ». Selon le Dr Ferjani, cela représente un impératif stratégique pour réduire la dépendance extérieure du continent et assurer l’accès à des médicaments fiables et de qualité.
Une voix africaine unie et connectée
Au cours de la réunion ministérielle de haut niveau africaine, organisée par les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC), la Tunisie a plaidé pour l’émergence d’une voix africaine unie en matière de gouvernance sanitaire mondiale. Le ministre a mis en lumière l’avant-gardisme de l’expérience tunisienne, citant le déploiement du dossier médical électronique, des hôpitaux numériques, de la télémédecine et l’intégration de l’intelligence artificielle dans le domaine de la santé.
L’innovation et le partenariat au cœur des discussions
La Tunisie a également rayonné lors des Rencontres francophones de la santé, où le Dr Ferjani a partagé la vision tunisienne pour établir un écosystème d’innovation en santé solide, axé sur la valorisation des compétences, des financements ciblés, une réglementation intelligente et une meilleure synergie entre la recherche scientifique et les marchés régionaux.
Dans un cadre bilatéral, une réunion de travail productive a eu lieu avec Mme Lynn Souci, directrice régionale du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Cette rencontre a permis de réaffirmer le soutien continu à la Tunisie et d’envisager de nouveaux mécanismes de coopération en accord avec les priorités sanitaires nationales. En parallèle, le ministre a rencontré plusieurs homologues, notamment ceux d’Égypte, du Soudan et du Canada, ainsi que des hauts responsables de l’Union africaine, de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et de l’OMS.
À Genève, la Tunisie a clairement diffusé son message : porter haut la vision du président de la République, Kaïs Saïed, qui prône une santé plus juste, plus souveraine et plus innovante, au service de l’humanité.
