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Lozère : La météo refroidit et décourage les fêtards.

La majorité des centaines de fêtards, réunis depuis jeudi matin pour une free party en Lozère, avaient quitté, vendredi, à la mi-journée le site du rassemblement interdit, bouclé par un important dispositif de gendarmerie. À 13h30, moins de 200 personnes, sur 1.500 au plus fort de l’affluence, étaient encore présentes sur le site à 1.300 m d’altitude, sur la commune de Saint-Privat-le-Fau.


La fête, oui, mais au chaud… La majorité des centaines de fêtards qui s’étaient réunis depuis jeudi matin pour une free party en Lozère avaient quitté, vendredi, à la mi-journée, le site du rassemblement interdit, fermé par un important dispositif de gendarmerie. Cette fin de party n’est pas due au délogement par les forces de l’ordre, mais bien au temps… Les fêtards ont en effet été emportés par le froid et la neige.

À 13h30, moins de 200 personnes, sur 1.500 au pic de l’affluence, étaient encore présentes sur le site, situé à 1.300 m d’altitude, sur la commune de Saint-Privat-le-Fau, à la frontière du Cantal et de la Haute-Loire, a indiqué la préfecture. « La rave party touche à sa fin. La musique s’est arrêtée à 09h30. De nombreuses voitures descendent. Ce soir ou demain matin, ce sera terminé », a déclaré à l’AFP Gilles Rozière, maire de Saint-Privat-du-Fau, petite commune de 120 habitants.

Deux victimes d’hypothermie

Au cours de la nuit, de nombreux fêtards avaient déjà quitté le site, recouvert de 5 cm de neige au petit matin, alors que certains d’entre eux étaient arrivés seulement vêtus d’un tee-shirt. D’autres s’étaient réfugiés dans leurs véhicules, à 2 à 3 km du site qui avait été bouclé jeudi dès l’aube par des agriculteurs. Ces derniers avaient installé des blocs de pierre et des engins agricoles pour tenter d’empêcher le rassemblement sur des prés de fauche et de pâture. Plusieurs personnes, dont deux victimes d’hypothermie, ont été prises en charge par les secours, selon la préfecture qui avait déployé 150 gendarmes autour du site.

Le préfet de Lozère, Gilles Quénéhervé, avait pris dès mercredi un arrêté d’interdiction, invoquant « les troubles à l’ordre public susceptibles d’être générés par ce type de rassemblement », dont les détracteurs dénoncent les nuisances et excès (alcool ou drogue).

Une fête en plein débat parlementaire sur les free parties

Un jeune de 20 ans, interpellé alors qu’il se rendait sur place en possession d’une centaine de grammes de kétamine, a été condamné en comparution immédiate vendredi à 6 mois de prison avec sursis et interdiction de séjour de trois ans en Lozère, selon le parquet de Mende.

Cette fête se déroule alors qu’un débat parlementaire sur les free parties est en cours, après l’adoption par les sénateurs de la commission des lois du projet de loi Ripost, visant à faire de l’organisation de ce type d’événements un nouveau délit, puni de deux ans de prison et 30.000 euros d’amende.

En juillet 2025, des milliers de festivaliers – jusqu’à 12.000 au pic de l’événement – s’étaient rassemblés à Chasseradès (commune de Mont-Lozère-et-Goulet) lors d’une rave-party illégale. Une participante âgée de 25 ans était décédée alors qu’elle se rendait sur les lieux.