France

Marineland : La France ne prévoit pas d’envoyer les orques d’Antibes en Espagne.

La France veut envoyer rapidement en Espagne les deux orques du Marineland d’Antibes, fermé depuis janvier 2025, face à « une situation d’urgence ». Mathieu Lefèvre doit se déplacer à Antibes vendredi matin pour s’entretenir avec la direction et le personnel de Marineland.


C’est une « situation d’urgence », déclare Mathieu Lefèvre. La France souhaite rapidement transférer en Espagne les deux orques du Marineland d’Antibes, maintenant fermé, face à cette « situation d’urgence », selon les propos rapportés ce jeudi par le journal *Nice-Matin*, ce qui engendre des critiques d’une ONG de protection animale. Depuis la fermeture de ce parc aquatique en janvier 2025, deux orques se trouvent confinées sur place, accompagnées d’une douzaine de dauphins, dans des bassins en détérioration. Leur destination suscite de vives discussions.

« Si on ne fait rien, en raison de l’état des bassins, nous les condamnons. Nous avons donc préparé toutes les conditions pour leur transfert vers l’Espagne, si une solution se présente pour cette situation d’urgence », a déclaré au quotidien niçois le ministre délégué à la Transition écologique. « Toutes les autorisations sont prêtes. Il revient à Marineland et aux parcs espagnols de s’entendre pour procéder au transfert, qui peut se faire dans les semaines à venir », a-t-il précisé.

Mathieu Lefèvre se rendra à Antibes (sud-est) vendredi matin pour discuter avec la direction et le personnel de Marineland. Ce parc appartient au groupe espagnol Parques Reunidos, qui envisage de transférer les cétacés vers un parc aux îles Canaries, Loro Parque, qui appartient à un concurrent.

Cette solution est vivement critiquée par les défenseurs des animaux, qui affirment que ce parc espagnol n’est pas adapté aux orques, la femelle Wikie (24 ans) et son fils Keijo (12 ans). Ces militants plaident en faveur de la création de sanctuaires en semi-liberté.

« Il n’existe aucune urgence autre que celle du groupe Parques Reunidos, propriétaire du Marineland, qui souhaite récupérer les terrains pour d’autres projets commerciaux […] Le ministre se plie devant un grand groupe industriel qui enfreint la loi française et qui trahit les animaux », a déclaré jeudi l’ONG Sea Shepherd dans un communiqué.

À Antibes, « les bassins sont plus stables qu’ils ne l’ont jamais été », a-t-elle ajouté. Cependant, Mathieu Lefèvre ne partage pas cette perspective. « Le risque d’un effondrement potentiel des bassins est évident […] Je ne veux pas prendre ce risque-là. Chaque jour compte », a-t-il expliqué à *Nice-Matin*.

Concernant la situation des dauphins, elle est moins préoccupante, leur transfert pouvant attendre l’achèvement d’un bassin adapté prévu pour le ZooParc de Beauval en 2027.