Maroc

Mohamed Benalilou : L’INPPLC ne s’oppose jamais à l’Open Government Partnership

L’adhésion de l’Instance nationale de la probité, de la prévention et de la lutte contre la corruption (INPPLC) à l’initiative « Open Government Partnership » a été annoncée mardi à Rabat par le président de l’Instance, Mohamed Benalilou. La première conférence africaine de l’initiative du Open Government des instances de lutte contre la corruption se tiendra à Marrakech en novembre prochain, selon M. Benalilou.


L’adhésion de l’Instance nationale de la probité, de la prévention et de la lutte contre la corruption (INPPLC) à l’initiative « Open Government Partnership » fait d’elle un partenaire d’une dynamique internationale multilatérale, a déclaré mardi à Rabat le président de l’Instance, Mohamed Benalilou.

Ainsi, l’INPPLC évolue d’un statut d’acteur constitutionnel national à celui de partenaire au sein d’une dynamique internationale multilatérale, ce qui renforce sa capacité d’influence, de coordination et d’échange d’expertises, a précisé M. Benalilou lors des Assises africaines du gouvernement ouvert (AAGO).

Il a souligné que l’Instance a élaboré une série d’engagements structurants fondés sur l’amélioration de la participation citoyenne dans les politiques de lutte contre la corruption, le renforcement de la coordination entre les divers organismes nationaux, et le développement de partenariats avec la société civile, afin d’établir un écosystème intégré pour la transparence et la responsabilisation.

De plus, il a noté que les AAGO se déroulent à un moment où les enjeux de gouvernance se heurtent à des défis majeurs relatifs à la relation entre l’État et le citoyen, d’où la nécessité de passer d’une gestion isolée à une gestion participative à plusieurs niveaux.

Par ailleurs, M. Benalilou a précisé que l’INPPLC adopte désormais le concept des « institutions indépendantes ouvertes », envisagé comme une extension du « gouvernement ouvert » pour inclure toutes les structures institutionnelles.

Les principes du gouvernement ouvert ne reposent plus sur une approche sectorielle, mais constituent un cadre pour les relations entre les différentes composantes de l’État, favorisant ainsi l’instauration d’une gouvernance ouverte basée sur la complémentarité fonctionnelle et la coordination institutionnelle, tout en assurant la cohérence des rôles, afin de promouvoir le rôle de la société civile et son influence sur la prise de décision publique, a-t-il expliqué.

« Même si cela ne doit pas être perçu comme une extension technique des principes du +Open Government+, les institutions ouvertes que nous instaurons aujourd’hui avec nos partenaires dans le Secrétariat général concrétisent les Hautes Orientations Royales considérant la lutte contre la corruption comme une responsabilité partagée entre l’État et la société », a-t-il ajouté.

Le président de l’INPPLC a également souligné que le véritable défi réside dans la capacité de convertir les principes en impacts concrets, notant que le succès du « Gouvernement ouvert » ne se mesure pas au nombre d’engagements annoncés, mais à ses résultats sur la qualité des politiques publiques, la confiance dans les institutions et leur capacité à agir de manière cohérente et complémentaire.

L’adhésion de l’Instance à l’agenda du « Open Government » vise à encourager une mobilisation collective coordonnée, impliquant toutes les institutions, y compris la société civile en tant qu’acteur vigilant et partenaire du développement et de la redevabilité, a estimé M. Benalilou, ajoutant que l’Afrique est désormais capable de développer son propre modèle de gouvernance ouverte, grâce à sa dynamique sociale, aux capacités de ses jeunes et à la vitalité de sa société civile.

Dans ce cadre, il a souligné que l’accueil par la ville de Marrakech, en novembre prochain, de la première conférence africaine de l’initiative du Open Government consacrée aux instances de lutte contre la corruption, marquera un moment clé pour établir une vision continentale intégrée liant transparence, lutte contre la corruption et participation sociale.

Cette conférence permettra également de faire de la participation sociale un outil d’influence effectif dans les décisions publiques et leur suivi, a noté M. Benalilou.