L’Union européenne exige que Google ouvre Android aux IA concurrentes.
La Commission européenne a fait valoir que les mesures proposées visent à garantir que les services d’IA concurrents puissent interagir efficacement avec les applications sur les appareils Android des utilisateurs. Selon l’exécutif européen, Google réserve actuellement en grande partie ces fonctionnalités à ses propres offres d’IA sur les téléphones et tablettes fonctionnant grâce à Android.
« Les mesures proposées visent à garantir que les services d’IA concurrents puissent interagir efficacement avec les applications sur les appareils Android des utilisateurs et exécuter des tâches en conséquence, telles que l’envoi d’un courriel via l’application de messagerie préférée de l’utilisateur, la commande de repas ou le partage d’une photo avec des amis », a déclaré la Commission européenne.
Selon l’exécutif européen, Google réserve actuellement en grande partie ces fonctionnalités à ses propres offres d’IA (telles que son assistant Gemini) sur les téléphones et tablettes fonctionnant grâce à Android.
Le groupe américain a toutefois fermement contesté ces mesures, estimant que d’une part, Android permettait déjà une large concurrence, grâce à des partenariats établis avec les fabricants de téléphones, et d’autre part, que la mise en œuvre de ces recommandations compromettrait la sécurité de son système d’exploitation, au détriment des utilisateurs.
Ces propositions s’inscrivent dans le cadre des conclusions préliminaires d’une procédure à l’amiable engagée en janvier par la Commission, afin d’aider Google à se conformer au règlement européen sur les marchés numériques (Digital Markets Act, DMA). Cette législation vise à combattre les abus de position dominante des grandes entreprises technologiques.
La Commission a jusqu’à la mi-juillet pour décider quelles mesures finales seront appliquées au groupe.

