Xiaomi s’implante chez BMW, recrute chez Lamborghini et Porsche pour ses électriques.
Xiaomi a ouvert un centre de R&D à Munich, où environ cinquante personnes travaillent sous la direction de Rudolf Dittrich, et ce centre est destiné à contribuer au développement du YU7 GT, prévu pour fin mai avec plus de 1 000 ch. La marque prévoit de débuter son expansion internationale en 2027, avec l’Europe comme première destination, confirmée par Lei Jun lors du salon de Pékin.
Xiaomi a ouvert un centre de recherche et développement en Bavière, a recruté des ingénieurs issus de BMW, Porsche et Lamborghini, et prévoit de commercialiser ses voitures électriques sur le marché européen d’ici 2027. Cette démarche semble prometteuse pour s’implanter dans un nouveau marché et viser le segment des voitures haut de gamme.
Munich, bastion historique de BMW, abrite désormais une antenne de recherche et développement de Xiaomi Auto. Depuis son annonce en septembre 2025, une cinquantaine de personnes y travaillent déjà, sous la direction de Rudolf Dittrich, un ingénieur ayant œuvré sur le programme M4 GT3 de BMW. Les bases sont donc déjà posées, et la structure continue de se développer. Parmi l’équipe, on compte également des professionnels venus de Porsche, Lamborghini, Mercedes, et Rolls-Royce.
Des experts pourraient faire remarquer que recruter des talents issus de marques de luxe ne garantit pas nécessairement qu’un constructeur devienne prestigieux d’un coup.
Dans l’industrie automobile, de nombreuses entreprises ont attiré des spécialistes sans réussir à se démarquer dès le départ. Cependant, avec des fondations solides représentées par le modèle Xiaomi SU7 Ultra affichant 1 500 ch, il semble que l’échec ne soit pas une option.
Le centre européen a pour première mission de participer au développement du YU7 GT, une version performante du SUV YU7, avec un lancement prévu pour fin mai et une fiche technique promettant plus de 1 000 ch.
Xiaomi cherche clairement à se hisser dans le segment supérieur. La marque a d’ailleurs récemment écarté l’idée de proposer des modèles bon marché, confirmant son intention de ne pas se positionner sur le marché des voitures d’entrée de gamme.
En Chine, où elle écoule actuellement l’intégralité de sa production (plus de 400 000 véhicules l’an dernier), Xiaomi se positionne déjà sur le marché des berlines et des SUV premium électriques, concurrençant Tesla, BYD, ainsi que les marques allemandes.
L’ouverture de ce centre de R&D s’inscrit dans un calendrier précis, souvent approuvé par les analystes et les médias, ce qui est assez rare. Xiaomi prévoit de commencer son expansion internationale en 2027, avec l’Europe comme première destination et l’Allemagne comme point d’entrée, une annonce confirmée par Lei Jun, fondateur et PDG de Xiaomi, lors du salon de Pékin.
Entrer sur le marché européen ne sera pas une mince affaire. Le marché est saturé, les clients sont encore quelque peu réticents envers les nouveaux acteurs et les fabricants locaux, dont Xiaomi recrute les anciens ingénieurs, ne comptent pas laisser le terrain libre. Les obstacles tels que les réglementations, les droits de douane sur les véhicules électriques chinois et les questions de service après-vente devront probablement être surmontés, mais Xiaomi pourrait y parvenir en raison de ce qu’elle propose en Chine.
En somme, s’installer et recruter à Munich envoie un signal clair et semble être une stratégie intelligente pour gagner en légitimité avant même de vendre un seul véhicule en Europe. Cependant, il existe un fossé important entre l’ouverture d’un centre de recherche et le développement d’une présence commerciale véritablement rentable. Néanmoins, au regard du succès de Xiaomi en Chine, si la marque parvient à maintenir des prix compétitifs en Europe, cela pourrait réellement perturber le marché.
