Basket – BAL : le CA gagne ses deux premiers matches, rêvons !
Trois mille cinq cents spectateurs tunisiens ont assisté à la première et à la deuxième rencontres du BAL à Rabat, pour encourager le Club Africain. La présence de joueurs de qualité est un élément important et stabilisateur pour une équipe.

La Presse — Trois mille cinq cents spectateurs tunisiens ont assisté aux deux premières rencontres du BAL à Rabat pour soutenir le Club Africain.
De cette expérience, nous pouvons tirer deux conclusions : d’abord, lorsque les couleurs tunisiennes sont présentes, le rassemblement se produit automatiquement. Il ne s’agissait pas seulement de supporters du Club Africain, mais également de Tunisiennes et de Tunisiens venus de divers horizons, pas uniquement du pays.
Cela démontre qu’il ne faut jamais sous-estimer l’avenir. La nature nous y rappelle et agit souvent positivement.
Deuxième constat, la présence de joueurs de qualité est cruciale et stabilisatrice pour une équipe. Par exemple, lors du premier match, Jesse Jones s’est révélé être un véritable leader. Il a une vue d’ensemble, anticipe les jeux, se rend disponible pour ses coéquipiers en créant des opportunités, défend pour libérer le porteur du ballon, assiste, tire avec une technique raffinée, instille la confiance, impressionne l’adversaire et impose avant tout le respect.
Cependant, l’animation ne se limitait pas au terrain. Les gradins étaient en ébullition, et l’ambiance était à la fois plaisante et inattendue. Elle a soutenu l’équipe tunisienne de manière significative, nous amenant à nous interroger sur une question peut-être délicate : quand retrouverons-nous cette atmosphère qui transformera nos rencontres sportives en moments de détente dans un cadre sain, permettant aux familles de respirer librement ?
Quand le public, ou les publics de toutes les équipes, comprendra-t-il que l’intensité se limite à la durée des matchs ? Pas plus. Cela rappelle l’époque d’il y a une vingtaine d’années, où les joueurs adverses partageaient leur voiture après le match, tandis que le public, marchant entre El Menzah et Tunis, les applaudissait sans se préoccuper de leurs affiliations.
Qu’est devenue cette éthique qui imposait aux uns et aux autres de se limiter aux seules rencontres, traçant la ligne rouge au-delà de laquelle seuls le respect et l’amitié dominaient ? Un autre aspect qui nous a marqués est la présence de joueurs capables de créer une ambiance exceptionnelle tout en élevant le niveau de la rencontre.
C’est ce que nos équipes, toutes disciplines confondues, nécessitent. Ces individus, rémunérés à coups de centaines de millions, ne sont finalement là que pour enrichir leurs agents et se moquer de leurs recruteurs. Rien de plus.

