Virus Hanta et Covid-19 : ne existe-t-il pas un lien ?
La cheffe du service de réanimation de l’hôpital Abderrahmane Mami, la docteure Jalila Ben Khelil, a affirmé lundi qu’ “il n’existe aucun lien entre le virus Hanta et le coronavirus” et qu’aucun cas de virus Hanta n’a été enregistré à ce jour en Tunisie. En Europe, et notamment en France, les cas de virus Hanta restent très rares, ne dépassant pas une centaine selon ses indications.
La cheffe du service de réanimation de l’hôpital Abderrahmane Mami, la docteure Jalila Ben Khelil, a déclaré lundi qu’ “il n’existe aucun lien entre le virus Hanta et le coronavirus”, invitant à ne pas céder à la panique, en raison notamment de la transmission interhumaine très faible et du nombre limité de cas recensés.
Elle a précisé qu’aucun cas de virus Hanta n’a été signalé jusqu’à présent en Tunisie, soulignant que la situation ne présente pas de risque épidémiologique particulier dans le pays.
Lors d’une intervention sur Jawhara FM, la spécialiste a rappelé que le virus Hanta est connu depuis les années 1930. Il se transmet principalement à l’homme par les rongeurs, notamment les rats et les souris, via le contact avec leurs excréments ou l’inhalation de poussières contaminées.
Elle a également fait savoir que ce virus n’est pas nouveau, contrairement au Covid-19, et qu’il circule principalement en Amérique du Nord et du Sud ainsi qu’en Asie. En Europe, y compris en France, les cas demeurent très rares, ne dépassant pas une centaine selon ses indications.
La docteure Ben Khelil a aussi insisté sur l’absence de traitement spécifique ou de vaccin contre le virus Hanta. Elle a recommandé des mesures de prévention simples, notamment éviter le nettoyage à sec des déjections de rongeurs, utiliser des produits désinfectants appropriés et se laver soigneusement les mains après toute manipulation.
Cette clarification intervient dans un contexte de vigilance sanitaire accrue, alors que la ministre française de la Santé, Stéphanie Rist, a annoncé la confirmation d’un cas de contamination chez une passagère évacuée d’un navire de croisière. Vingt-deux cas contacts ont été identifiés en France, selon les autorités sanitaires.

