Tunisie

Tunisie : sanctions financières plus sévères sur les routes demandées

Les jeunes représentent environ 50 % des victimes des accidents de la route en Tunisie, selon Afef Ben Ghneya. Elle a souligné l’importance de la mise en œuvre effective de la stratégie nationale multisectorielle de sécurité routière, qui repose notamment sur l’approche du “système sûr”.


Les jeunes constituent environ 50 % des victimes d’accidents de la route en Tunisie, un chiffre jugé particulièrement préoccupant compte tenu de l’évolution de la mortalité routière dans le pays, a averti mercredi Afef Ben Ghneya.

Dans son intervention sur Express Fm, elle a souligné que l’augmentation du nombre de décès sur les routes reflète la gravité de la situation actuelle et appelle à une action plus déterminée des autorités.

Elle a mis en avant l’importance de l’application effective de la stratégie nationale multisectorielle de sécurité routière, considérée comme un acquis majeur dans la lutte contre les accidents de la route, reposant notamment sur l’approche dite du “système sûr”.

La responsable a également plaidé pour la mise en place d’un mécanisme de verbalisation automatique des infractions routières, ainsi que pour un renforcement des sanctions et une augmentation des amendes, estimant que les dispositifs actuels ne sont pas assez dissuasifs pour réduire les comportements à risque.

Elle a insisté, dans ce contexte, sur la nécessité d’une application stricte de la loi, tout en appelant à intensifier les campagnes de sensibilisation et de prévention, afin d’améliorer le respect du code de la route.

Afef Ben Ghneya a aussi appelé à une révision des infrastructures routières pour les aligner aux normes de sécurité et de qualité, ainsi qu’à intégrer davantage l’éducation routière dans les programmes scolaires, dans le but de renforcer la culture de la sécurité dès le plus jeune âge.