Tunisie

Tunisie : alerte sur 4 nouvelles espèces de moustiques apparues

Quatre nouvelles espèces de moustiques ont été signalées cette année par l’expert Mohamed Adel Hentati, qui a souligné que ces espèces nécessitent des traitements spécifiques et compliquent ainsi la prise en charge par les municipalités. Selon Hentati, les collectivités locales manquent de spécialistes dans plusieurs communes, ce qui retarde les interventions nécessaires à la lutte contre la prolifération des moustiques.


La détection de quatre nouvelles espèces de moustiques a été annoncée cette année par l’expert international en environnement et développement durable, Mohamed Adel Hentati, lors d’une intervention sur Jawhara FM.

Ce matin, le spécialiste a précisé que ces nouvelles espèces exigent des traitements spécifiques, rendant leur gestion plus complexe pour les municipalités. D’après lui, les collectivités locales nécessitent davantage de temps et de ressources pour adapter les traitements, notamment en raison du manque d’experts dans plusieurs communes.

L’expert a expliqué que l’émergence de ces nouvelles espèces requiert l’utilisation de produits insecticides appropriés, ce qui entraîne des délais dans les interventions dans certaines zones. Il a mis en garde que si les municipalités ne prennent pas des mesures avant que les larves ne se transforment en moustiques adultes, la multiplication devient nettement plus difficile à maîtriser.

Cette situation, selon lui, met en lumière les limites des capacités d’intervention locales face à la rapide évolution des espèces.

Mohamed Adel Hentati a également établi un lien entre l’augmentation du nombre de moustiques et la dégradation de l’environnement, indiquant que la prolifération de ces insectes est un indicateur évident de la pollution dans certaines régions du pays.

Il a néanmoins appelé à la prudence, soulignant que, bien que les moustiques soient nuisibles, ils ne représentent pas un danger pour la vie humaine dans la plupart des cas.

L’expert a par ailleurs rappelé que les moustiques choisissent leurs proies en fonction de divers facteurs biologiques, tels que le groupe sanguin et la quantité de dioxyde de carbone (CO₂) émis.

Tout en soulignant la nécessité de renforcer les efforts de lutte contre les moustiques, le spécialiste a insisté sur l’importance de ne pas exagérer la portée du phénomène. Selon lui, la situation nécessite avant tout une meilleure organisation des interventions et une adaptation rapide aux nouvelles espèces observées cette année.