Tunisie

Tourisme non conventionnel : cinq niches prometteuses pour la Tunisie

La Tunisie se trouve à un tournant crucial pour son secteur touristique, avec la nécessité d’explorer cinq niches encore peu exploitées : le tourisme senior, le tourisme de santé et de bien-être, le tourisme rural, le tourisme de luxe, et le tourisme locatif. Cette recommandation émane d’une étude récente de l’Institut Arabe des Chefs d’Entreprises (IACE), intitulée « Évaluation économique et perspectives du tourisme non conventionnel en Tunisie ». Selon cette étude, le développement de ces segments pourrait permettre à la Tunisie de maintenir sa compétitivité face à des destinations comme l’Espagne, la Turquie et le Maroc.

Les prévisions de l’IACE indiquent qu’à l’horizon 2030, ces niches pourraient générer environ 2,7 milliards de dinars, représentant près de 30 % des recettes totales du secteur touristique, tout en créant plus de 21 500 nouveaux emplois. En outre, la croissance de ces segments aurait des répercussions significatives sur les recettes fiscales, notamment à travers la TVA et les taxes locales liées à l’hôtellerie et à la restauration, ainsi que sur l’impôt sur le revenu et l’impôt sur les sociétés grâce à la création d’emplois.

Le développement du tourisme rural et des maisons d’hôtes pourrait également dynamiser les régions intérieures du pays, favorisant une répartition plus équitable des bénéfices du tourisme. L’Institut souligne l’importance d’une stratégie à long terme, visant à positionner la Tunisie comme un « hub méditerranéen du tourisme diversifié » après 2030. Cela inclut la mise en avant d’une offre de santé et de bien-être reconnue à l’international, d’un tourisme senior attractif hors saison, ainsi que la valorisation des terroirs et du patrimoine à travers les maisons d’hôtes.

Pour atteindre ces objectifs, l’IACE préconise des réformes réglementaires et des partenariats public-privé efficaces. La qualité, la durabilité et la diversification doivent être au cœur de la politique touristique tunisienne. Cela permettrait non seulement d’augmenter les recettes et les emplois, mais aussi de renforcer l’image de la Tunisie en tant que destination moderne, sûre et compétitive, contribuant ainsi au développement national.