Tunisie

Sortie de résidence « Guerret El Anz » : exploration de la mémoire et de la fragilité

La première résidence du collectif Roof, intitulée « Guerret El Anz », s’est conclue le 17 avril par une répétition ouverte présentée à Dar Bach Hamba, siège de L’Art Rue. Le projet interroge la manière dont traditions, rituels et mémoire collective peuvent être altérés, voire menacés, par les transformations sociales et politiques, les contraintes économiques et les effets de la mondialisation.

Cette étape représente l’achèvement d’un travail réalisé dans le cadre du programme Platform du réseau In Situ, qui soutient des formes artistiques contemporaines en relation avec les espaces publics et les dynamiques territoriales.

La Presse — La première résidence du collectif Roof, intitulée « Guerret El Anz », s’est terminée le 17 avril par une répétition ouverte présentée à Dar Bach Hamba, siège de L’Art Rue.

Cette étape représente l’achèvement d’un travail réalisé dans le cadre du programme Platform du réseau In Situ, qui soutient des formes artistiques contemporaines en relation avec les espaces publics et les dynamiques territoriales.

Au centre de cette création, se trouve une réflexion sur l’expression tunisienne envisagée sous un prisme dystopique.

Le projet interroge comment les traditions, rituels et mémoire collective peuvent être altérés, voire menacés, par les transformations sociales et politiques, les contraintes économiques et les effets de la mondialisation.

Dans ce contexte changeant, l’œuvre met en avant une tension : celle entre disparition et persistance. Malgré les fragilités évoquées, une énergie tenace demeure, une forme de continuité culturelle qui résiste à l’effacement.

Le titre « Guerret El Anz » (le froid des chèvres) s’inspire d’une expression amazighe désignant une courte période de froid intense à la fin de l’hiver, annonçant le printemps.

Cette image, à la fois rude et transitoire, devient une métaphore du projet : celle d’une vie qui persiste dans des conditions hostiles, d’une mémoire qui se maintient malgré les bouleversements.

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Conçue comme une installation chorégraphique et performative, la création repose sur un dialogue entre différentes disciplines artistiques. Le concept, la chorégraphie et l’interprétation sont assurés par Houcem Bouakroucha et Feteh Khiari.

La dimension sonore, conçue et exécutée en direct par Rami Harrabi, ainsi que la création visuelle d’Achref Bettaieb, contribuent à bâtir un univers sensible et immersif.

La scénographie, élaborée par Feteh Khiari et Achref Bettaieb, structure cet espace de représentation hybride.

À travers cette première résidence, le collectif Roof propose une approche où le corps, le son et l’image s’entrelacent pour interroger les mutations contemporaines et leurs répercussions sur les formes d’expression culturelle.

Il s’agit d’une démarche inscrite dans une recherche plus large, attentive aux fragilités du présent et aux traces du passé.