Tunisie

Pathologies fréquentes : 80% des cas restent non soignés par d’autres médecins

Le médecin généraliste est capable de résoudre à lui seul 80 % des problèmes de santé des patients, selon Habib Jerbi, président de la Société tunisienne de médecine générale et familiale (STMGF). Une étude menée par la STMGF en 2025 a révélé que plus de 63 % des personnes consultées présentaient un état de pré-diabète.


Le médecin généraliste reste la pierre angulaire de la pyramide médicale, capable de résoudre à lui seul 80 % des problèmes de santé des patients. Cette réalité a été réaffirmée par Habib Jerbi, président de la Société tunisienne de médecine générale et familiale (STMGF), lors de la première Journée médicale de la banlieue sud de Tunis. Organisée ce vendredi à Ben Arous, cette rencontre s’est déroulée sous le thème évocateur d’une « médecine générale multidisciplinaire pour une santé au diapason des développements technologiques et de l’intelligence artificielle ».

Dans une déclaration à l’agence Tunis Afrique Presse (TAP), Habib Jerbi a précisé que cet événement scientifique, qui a rassemblé des praticiens de première ligne des secteurs public et privé, vise à renforcer la formation continue des généralistes. Ces derniers représentent, selon lui, le premier rempart et l’étape fondamentale du parcours de diagnostic et de soin.

Ce rendez-vous a permis d’explorer les dernières avancées technologiques en matière de médecine générale. Il a également servi de plateforme d’échange pour souligner le rôle crucial du médecin polyvalent dans la modernisation du système de santé national. Pour les professionnels présents, l’enjeu actuel est de s’approprier les nouveaux outils numériques et l’intelligence artificielle afin de mieux prendre en charge les patients.

L’urgence d’une telle modernisation est soutenue par des données chiffrées. Une étude dirigée par la STMGF en 2025 auprès de 5 180 usagers des services de santé de base a révélé que plus de 63 % des personnes consultées affichaient un état de pré-diabète. À ce sujet, Habib Jerbi a souligné que la maîtrise des nouvelles technologies est devenue essentielle pour favoriser un diagnostic précoce et prévenir les complications associées aux maladies chroniques.