Niño 2026 : Été marqué par des canicules fréquentes et intenses !
1. D’après Hamdi Hached, 60% de la transition du Niña vers le Niño aura lieu cet été.
2. Les canicules prévues cet été impacteront la santé, l’énergie, les ressources hydriques et l’agriculture.
Après un hiver particulièrement pluvieux et un printemps plus chaud que la normale, quel sera l’été 2026 ? Selon nos ancêtres, l’été sera plus chaud que les années précédentes. Leur intuition semble se confirmer ! Les changements climatiques ne sont pas une hypothèse hasardeuse, mais résultent de phénomènes naturels et de modèles scientifiques. Les climatologues prévoient donc un été exceptionnel en matière de réchauffement. Une transition sera observée entre deux phénomènes climatologiques, du Niña au Niño, marquée par des hausses de températures inhabituelles. L’intensité du Niño 2026 est, dit-on, sans précédent depuis plus de cent cinquante ans !
Transition Niña–Niño : ou le réchauffement des eaux
Pour mieux appréhender ce phénomène, nous avons consulté Hamdi Hached, ingénieur en environnement et climat. Selon lui, 60 % de la transition du Niña vers le Niño se produira cet été. Il est important de souligner que le Niño est un phénomène climatique cyclique, réapparaissant tous les deux à sept ans, entraînant un réchauffement anormal des eaux de surface de l’océan Pacifique. Ce phénomène perturbe le climat non seulement dans cette région, mais également à l’échelle mondiale. Cet été, il remplacera le Niña, ou l’inverse. Le Niña se caractérise par un refroidissement des eaux de surface dans le centre et l’Est de l’océan Pacifique équatorial. Contrairement à la phase chaude (Niño) qui affaiblit les alizés, la phase froide (Niña) renforce ces vents et modifie les régimes de précipitations. « Nous assisterons à des hausses anormales des températures dans les eaux du Pacifique, ainsi qu’à l’affaiblissement des vents, essentiels à l’équilibre environnemental. D’importantes répercussions sont à prévoir pour la période automne-hiver 2026 », précise Hached.
Le climat n’est plus le même, les saisons non plus !
L’impact du Niño sur la zone affectée sera significatif. L’affaiblissement des alizés perturbera l’agriculture et provoquera la sécheresse, notamment en Asie. En Amérique du Sud, les conséquences se manifesteront par des pluies diluviennes et des inondations. En Australie et dans le sud-est asiatique, des risques de sécheresse et d’incendies de forêt sont prévus. « En Tunisie et dans la région méditerranéenne en général, des changements climatiques sont attendus. Le Niño, ajoute-t-il, renforcera l’instabilité du climat, qui oscillera entre de longues périodes de sécheresse, entrecoupées par d’importantes pluies, et un changement dans le calendrier des saisons. »
Canicule, santé et économie d’énergie
Concernant les prévisions de températures pour l’été à venir, celles-ci prévoient la fréquence de canicules, plus longues et plus intenses que d’habitude. Les températures devraient augmenter de un à deux degrés, avec des nuits plus chaudes. « Les canicules que nous anticipons cet été affecteront la santé, la consommation d’énergie, les ressources en eau et l’agriculture. Il est donc essentiel de rationnaliser la consommation d’énergie électrique et d’eau. Bien que nos réserves d’eau aient été sensiblement améliorées cette année, il est crucial de continuer à agir dans une logique d’économie. Il est également important, ajoute-t-il, de renforcer la végétation en milieu urbain, car la flore aide à rafraîchir l’air. Il faudra aussi éviter de sortir durant les pics de chaleur et veiller à rester hydraté et protégé des UV. » Hached prédit également un automne hors du commun, avec un mois d’octobre qui pourrait être spectaculaire en termes de températures et de phénomènes extrêmes.

