Tunisie

Mourad Bahloul : Le Conseil Supérieur de l’Éducation ne doit pas négliger la valeur.

Mourad Bahloul a indiqué aujourd’hui, lundi 27 avril 2026, que la mise en place du Conseil Supérieur de l’Éducation et de l’Enseignement représente un projet ambitieux au niveau éducatif, politique et social. Il a exprimé sa crainte que le conseil se transforme en une structure formelle qui ne réaliserait pas de réforme effective si des changements réels et profonds dans le système éducatif ne sont pas opérés.


« La création du Conseil Supérieur de l’Éducation et de l’Enseignement constitue un projet ambitieux tant sur le plan éducatif que politique et social ». C’est ce qu’a déclaré aujourd’hui, lundi 27 avril 2026, Mourad Bahloul, spécialiste en éducation. Il a souligné que la société tunisienne s’est principalement formée au sein de l’école tunisienne, ce qui donne à ce projet une importance particulière.

Lors de son intervention sur Diwan FM, l’expert a expliqué que l’initiative de créer ce conseil survient à un moment crucial, d’autant plus que le sujet a été débattu pendant des années, ce qui renforce les attentes quant au rôle qu’il pourrait jouer à l’avenir.

Cependant, M. Bahloul, tout en soulignant « la valeur ajoutée que pourrait offrir le Conseil Supérieur de l’Éducation et de l’Enseignement en Tunisie », a exprimé son inquiétude de le voir devenir une simple structure formelle qui ne réaliserait pas de réforme effective. Il a précisé que cela serait le cas si « ce Conseil se limitait à des modifications superficielles sans opérer de changements réels et profonds dans le système éducatif ».

Il a par ailleurs indiqué que plusieurs études ont été menées par le ministère de l’Éducation ces dernières années. Ces études portent notamment sur des questions éducatives, le système des compétences, la carte scolaire, le contenu des programmes d’enseignement, les systèmes d’évaluation, ainsi que sur les problématiques d’apprentissage et de savoir.

M. Bahloul a donc affirmé que pour ajouter une réelle valeur, il est essentiel que le conseil évalue et remette en question ces travaux antérieurs tout en envisageant les perspectives de réforme.

Il a également insisté sur la nécessité de constituer le conseil de compétences capable d’absorber les différentes études réalisées et de s’appuyer sur celles-ci. Cela, a-t-il ajouté, « permettra d’élaborer des politiques éducatives basées sur des fondations scientifiques adaptées aux enjeux nationaux ».