Moncef Guiga présente Sidi Bou Saïd autrement à la galerie Saladin
Moncef Guiga a réinventé le Sidi Bou Saïd à la galerie Saladin en utilisant des couleurs vives comme le jaune, l’orange et le rouge. Il a abandonné sa carrière de chirurgien plastique pour se consacrer à la peinture, tout en conservant sa maîtrise du nombre d’or et des proportions.

Rompre avec la bichromie blanc et bleu imposée par le Baron D’Erlanger et réinventer le village sacré sous d’autres kaléidoscopes : c’est le défi audacieux que s’est lancé Moncef Guiga, et qu’il nous a offert.
La Presse — Le défi était de taille : représenter Sidi Bou Saïd différemment de ce que des générations d’artistes de tous horizons ont fait jusqu’à présent. Rompre avec la bichromie blanc et bleu imposée par le Baron D’Erlanger et réinventer le village sacré sous d’autres kaléidoscopes, voilà l’entreprise audacieuse que Moncef Guiga s’est offerte et qu’il nous a présentée à la galerie Saladin. Chirurgien plastique en rupture de ban, il a délaissé le bistouri au profit des pinceaux, échangé Tunis contre les jardins de Hammamet, tout en conservant la maîtrise du nombre d’or, le sens de l’harmonie et l’équilibre des proportions.
Le Sidi Bou Saïd de Moncef Guiga se décline à travers des jaunes éclatants, des oranges flamboyants et des rouges vifs. Le vénérable café des nattes est sous le choc. Si la mer demeure toujours bleue, les arbustes le sont également, tandis que les coupoles, fatiguées de n’être que blanches, se parent de nuances insolites et iconoclastes. Du Pop art ? Assurément, mais également une joyeuse transgression d’une palette jusqu’alors figée pour quiconque osait s’attaquer à ce monument classique de la peinture. Car quel peintre, à un moment de sa carrière, n’a pas représenté Sidi Bou Saïd ?
Moncef Guiga l’a également fait, mais d’une manière différente.

