Manouba : deux nouvelles variétés d’artichauts hybrides en expérimentation
Le Centre Technique de la Pomme de Terre et de l’Artichaut (CTPTA) de Manouba a lancé l’expérimentation de deux variétés hybrides inédites pour la saison 2025-2026, en se concentrant sur le « Capriccio » et le « Green Triumph ». Depuis 2005, quinze variétés ont été officiellement enregistrées, et l’artichaut nécessite un cycle long de près de dix mois et une maîtrise stricte de la salinité de l’eau, qui ne doit pas excéder 4 grammes par litre.
Le Centre Technique de la Pomme de Terre et de l’Artichaut (CTPTA) de Manouba a récemment progressé dans le développement agricole en lançant l’expérimentation de deux variétés hybrides inédites pour la saison 2025-2026. Cette initiative, annoncée par Foued Abdelhak, responsable du service de la culture de l’artichaut au centre, vise à améliorer la résilience et la productivité d’une culture emblématique de la région.
Pour cette phase initiale de tests, les experts évaluent les performances du « Capriccio », un hybride violet, et du « Green Triumph », une variété blanche. Sur une parcelle de 2000 mètres carrés, ces nouvelles variétés sont comparées à des variétés témoins bien établies, comme l’Opal et la Symphonie, afin d’analyser leur capacité d’adaptation aux conditions pédoclimatiques locales, ainsi que leur rendement qualitatif et quantitatif.
Le processus d’homologation s’étend sur un cycle de deux ans. La première année est dédiée à l’observation attentive de la croissance, allant de la germination à la récolte, tandis que la seconde année permettra de vérifier la stabilité des résultats. À la fin de ce parcours, les données seront transmises au ministère de l’Agriculture pour l’inscription officielle au catalogue national, ce qui facilitera leur distribution commerciale.
Cette démarche n’est pas inédite pour le CTPTA. Depuis 2005, quinze variétés ont déjà été officiellement enregistrées, illustrant une grande diversité de couleurs et de cycles de production. Le patrimoine agricole national comprend aujourd’hui des variétés reconnues telles que le Blanc d’Oran ou le Violet d’Alger, ainsi que des variétés locales comme l’Annabi ou le Ras el-Gat.
Les hybrides actuellement testés apportent une valeur ajoutée significative : une résistance accrue aux pathologies. Cependant, Foued Abdelhak souligne que l’artichaut demeure une culture exigeante. Celle-ci nécessite un cycle long de près de dix mois, une terre fertile enrichie en matières organiques et un contrôle strict de la salinité de l’eau, qui ne doit pas dépasser 4 grammes par litre.
En parallèle de ces aspects techniques, le centre s’engage également dans la sensibilisation. Lors d’une journée portes ouvertes récente, les responsables ont mis en avant les bienfaits nutritionnels et médicinaux de ce légume, sous le slogan « L’artichaut : aliment et remède ».
En présence du Gouverneur de la région, cet événement a permis de présenter les résultats préliminaires de la saison 2025-2026 et de souligner l’importance de sélectionner des variétés adaptées aux défis climatiques contemporains. Avec ses 20 hectares de station expérimentale et ses techniques de rotation culturale, le centre de Manouba confirme sa position comme acteur clé pour la sécurité alimentaire et la diversité agricole en Tunisie.

