Tunisie

L’UIB enregistre une rentabilité en forte hausse au S1 2026.

L’Union Internationale de Banques (UIB) a terminé le premier semestre 2026 avec un résultat brut d’exploitation de 125,2 MDT, marquant une augmentation de 11,1 % par rapport à l’année précédente (13 % en excluant l’effet de la loi 2024-41 qui modifie le code de commerce).

Cette performance repose sur un produit net bancaire (PNB) de 273,2 MDT au 30 juin 2026, en hausse de 5,7 %, atteignant 6,8 % si l’on considère un périmètre retraité.

Le principal moteur de cette croissance provient des revenus générés par le portefeuille-titres commercial et d’investissement, qui ont connu une forte hausse de 26,8 %, s’établissant à 50,2 MDT, contre 39,6 MDT un an auparavant.

L’établissement a également amélioré son efficacité opérationnelle. Le coefficient d’exploitation a diminué, passant de 56,4 % à la fin juin 2025 à 54,3 % un an plus tard, un niveau qui s’élève à 51,3 % en excluant l’effet de la loi 2024-41.

La marge d’intérêt a enregistré une progression plus modérée, avec une hausse de 2,8 %, atteignant 146,1 MDT. En tenant compte de l’impact de la loi 2024-41, estimé à 15,8 MDT à la fin juin 2026 (contre 12,1 MDT un an auparavant), la croissance sous-jacente s’élève à 5 %.

En ce qui concerne les commissions, la stabilité est de mise : elles s’établissent à 76,9 MDT, soit une légère augmentation de 0,3 %. En revanche, les produits d’exploitation bancaire globale ont reculé de 0,9 %, atteignant 450,7 MDT.

Du côté des charges, les dépenses opérationnelles ont augmenté de 1,6 %, s’élevant à 148,2 MDT, au même rythme que la masse salariale, qui a atteint 109 MDT.

Concernant l’activité commerciale, l’encours des dépôts de la clientèle a atteint 7 183 MDT au 30 juin 2026, contre 7 078 MDT un an plus tôt, ce qui représente une augmentation de 1,5 %, soit 104,9 MDT.

Les dépôts à vue ont progressé de 325,2 MDT, tandis que les dépôts à terme et les certificats de dépôt ont diminué de 475 MDT.

Enfin, l’encours net des crédits accordés à la clientèle a crû de 2,2 %, atteignant 6 480 MDT, ce qui correspond à 138 MDT de financements nets supplémentaires sur un an. En revanche, l’encours des emprunts et ressources spéciales a diminué, passant de 134,3 MDT à 98 MDT.