
L’Iran reste ouvert aux négociations, Washington privilégie la pression économique.
Six mois après le déclenchement du conflit au Moyen-Orient, l’Iran a réaffirmé hier sa disposition à engager des pourparlers avec les États-Unis, tout en insistant sur le fait que la pression économique exercée par Washington ne parviendrait pas à faire plier la République islamique. Le ministre des Affaires étrangères iranien, Abbas Araghchi, a déclaré sur X que « remettre la diplomatie sur les rails n’est pas impossible », mais cela nécessite que les États-Unis comprennent que « la pression ne fonctionne pas ».
Les États-Unis, pour leur part, semblent vouloir intensifier leur stratégie de pression économique sur l’Iran, qui est déjà sous le coup de sanctions internationales depuis de nombreuses années. Le président américain Donald Trump a précisé qu’il n’y avait actuellement aucune discussion en cours avec Téhéran, soulignant que l’accent était mis sur les mesures économiques. Il a également averti que des sanctions pourraient être imposées aux pays qui continueraient à avoir des relations commerciales avec l’Iran.
Lors d’une conférence de presse au Bureau ovale, Trump a déclaré : « Nous ne voulons pas leur parler, et nous ne cherchons pas à organiser une rencontre ni quoi que ce soit de ce genre ». En ce qui concerne la Russie, qui maintient des échanges commerciaux avec l’Iran, il a noté que « la Russie a agi jusqu’à présent de manière correcte concernant le détroit d’Ormuz », tout en précisant que les États-Unis réagiraient à chaque action entreprise par Moscou.
Concernant la possibilité d’imposer des sanctions à des banques chinoises en lien avec l’Iran, Trump a déclaré : « Qui a dit que je ne le ferai pas ? Vous ne savez pas si je le fais », ajoutant qu’il n’était pas obligé de dévoiler toutes les actions de son administration.
La porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, a confirmé que les États-Unis et l’Iran n’étaient pas en pourparlers pour mettre fin au conflit. Elle a rappelé que Washington avait lancé l’opération « Epic Fury », visant les capacités militaires iraniennes, et qu’une nouvelle opération ciblait désormais l’économie de l’Iran.
De plus, le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, a menacé d’imposer des sanctions aux États qui ne mettraient pas fin à leurs relations financières avec Téhéran, qualifiant cela de « jour de la victoire économique ».
