Tunisie

La Tunisie ne laisse plus l’anarchie des trottinettes électriques s’installer.

Un groupe de travail élabore actuellement des textes juridiques pour encadrer l’importation, la fabrication, la distribution et la vente des engins de déplacement personnel motorisés, tels que les trottinettes électriques, selon Saber Khafifi. Lotfi Gharbal a souligné que l’importation des trottinettes électriques reste actuellement anarchique, en raison de l’absence de cahier des charges et de normes techniques clairement définies.


Un groupe de travail finalise actuellement l’élaboration des textes juridiques régissant l’importation, la fabrication, la distribution et la vente des engins de déplacement personnel motorisés, en particulier les trottinettes électriques, a déclaré Saber Khafifi, coordinateur général de la stratégie nationale multisectorielle de sécurité routière.

Il a précisé qu’un cahier des charges a été finalisé et sera bientôt publié. “Élaboré avec la participation de 14 ministères, ce document vise à réglementer les conditions d’importation, de production et de commercialisation des motos, tout en intégrant un encadrement définitif de l’usage des motos et des trottinettes électriques,” a-t-il ajouté lors d’une déclaration à Diwan Fm.

Cette initiative se présente à un moment où l’utilisation de ces engins est en augmentation en Tunisie, dans un contexte où il n’existe pas de cadre juridique spécifique.

Lotfi Gharbal, membre du bureau national de l’Association tunisienne pour la sécurité routière, a souligné que l’importation des trottinettes électriques reste actuellement anarchique, en raison de l’absence de cahier des charges et de normes techniques clairement définies.

Il a fait valoir que la situation était floue en raison de l’absence de statistiques officielles et de réglementation spécifique, appelant à combler rapidement cette lacune juridique.

Le spécialiste a rappelé que la vitesse des trottinettes électriques ne doit pas dépasser 25 km/h. Il a également cité l’exemple de la France, où leur utilisation est strictement régulée : interdiction pour les moins de 14 ans, obligation de circuler sur des pistes dédiées, interdiction sur les trottoirs, assurance obligatoire, et interdiction d’utiliser un téléphone ou des écouteurs en circulant.

Critiquant le vide législatif en Tunisie, il a exhorté le ministère du Transport à accélérer la mise en place de règles claires pour encadrer la circulation de ces engins.

Enfin, il a plaidé pour la création d’une instance indépendante dédiée à la sécurité routière, chargée de suivre l’évolution des nouveaux modes de transport et d’adapter la réglementation en conséquence.

R.I