Tunisie

La Tunisie ne importe pas de fraises d’Égypte et d’Algérie.

La production de fraises dans le gouvernorat de Nabeul devrait atteindre environ 12 000 tonnes durant la saison 2025-2026, contre 16 000 tonnes lors de la saison précédente. Les superficies cultivées ont diminué, passant de plus de 420 hectares à près de 350 hectares, en partie à cause des dégâts causés par les inondations affectant environ 50 hectares.


La production de fraises dans le gouvernorat de Nabeul enregistre une baisse significative lors de la saison 2025-2026, due aux conditions climatiques défavorables, à la réduction des surfaces cultivées et à l’augmentation des coûts de production.

Imed El Bay, président de l’Union régionale de l’agriculture et de la pêche de Nabeul, indique que la récolte devrait atteindre environ 12 000 tonnes, contre 16 000 tonnes l’année précédente. Cette diminution est principalement attribuée à la réduction des terres dédiées à cette culture, qui sont passées de plus de 420 hectares à près de 350 hectares, ainsi qu’aux dommages causés par les inondations, touchant environ 50 hectares.

Lors d’une intervention mercredi sur les ondes d’Express, le responsable a également souligné l’impact des fortes pluies et des changements climatiques sur la filière, en mettant en avant une augmentation notable des coûts de production, estimés entre 90 000 et 120 000 dinars par hectare. Ces circonstances pèsent lourdement sur les agriculteurs, restreignant leur capacité à conserver voire à élargir leurs surfaces cultivées.

En réponse à cette baisse de production, le marché local a des difficultés à satisfaire la demande. Cette pression a conduit à importer des fraises d’Égypte et d’Algérie, par le biais de circuits formels et informels. Dans ce contexte, la récente augmentation des prix s’explique principalement par le déséquilibre entre l’offre et la demande.

Parallèlement, une nouvelle tendance semble émerger dans la filière. De nombreux producteurs commencent à se déplacer progressivement vers d’autres délégations du gouvernorat, notamment Béni Khiar, Dar Chaabane, Béni Khalled et Bou Argoub. Cette réorientation vise à accéder à de meilleures ressources en eau et à exploiter de nouvelles terres agricoles, dans l’espoir d’améliorer à la fois la productivité et la qualité des récoltes.

Ce mouvement pourrait, à long terme, redessiner la carte de la production de fraises dans la région, historiquement considérée comme le principal bassin de cette culture en Tunisie.