Tunisie

La récolte céréalière de cette année ne s’annonce pas prometteuse.

La Tunisie prévoit une bonne récolte céréalière cette saison malgré des difficultés rencontrées, telles que la pénurie de semences sélectionnées et d’ammonitrate. Les représentants de l’Union Tunisienne de l’Agriculture et de la Pêche (UTAP) et du Groupement professionnel national de l’agriculture ont demandé une stratégie efficace pour relever les défis à venir, en insistant sur la nécessité de moderniser les centres de collecte et de renforcer le contrôle des installations.


La Tunisie prévoit une bonne récolte céréalière cette saison, malgré les difficultés rencontrées au début de la campagne, telles que la pénurie de semences sélectionnées et d’ammonitrate, ainsi que la hausse des coûts de production.

Cette annonce a été faite jeudi lors d’une séance plénière consacrée à l’audition des représentants de l’Union Tunisienne de l’Agriculture et de la Pêche (UTAP) et du Groupement professionnel national de l’agriculture, relevant de la Confédération tunisienne des Entreprises Citoyennes (CONECT).

Organisée à l’initiative de la Commission de l’agriculture, de la sécurité alimentaire, de l’eau et de la pêche de l’Assemblée des représentants du peuple, la plénière avait pour objectif d’examiner les mesures à mettre en œuvre pour sauver la filière des grandes cultures et restructurer le secteur de l’huile d’olive, selon un communiqué rendu public vendredi.

Lors de cette rencontre, les représentants de l’UTAP et de la CONECT ont plaidé en faveur d’une stratégie efficace pour relever les défis à venir, notamment la réduction des pertes de céréales et la mobilisation des équipements nécessaires à la moisson.

Ils ont également souligné la nécessité de moderniser les centres de collecte, d’augmenter les capacités de stockage, de renforcer le contrôle des installations de collecte et de lutter contre les pratiques frauduleuses.

Les intervenants ont en outre insisté sur l’importance de préserver les semences sélectionnées pour assurer une meilleure préparation de la prochaine saison agricole.

Concernant la filière oléicole, les représentants des deux organisations ont appelé à encourager la consommation d’huile d’olive sur le marché local.

Ils ont notamment proposé de réorienter les subventions accordées aux huiles végétales importées vers l’huile d’olive tunisienne, afin d’offrir aux consommateurs un meilleur accès à ce produit reconnu pour ses qualités nutritionnelles.

Ils ont, par ailleurs, plaidé pour un meilleur accompagnement des agriculteurs et pour une réduction des exportations d’huile d’olive en vrac au profit de l’huile conditionnée, à plus forte valeur ajoutée.

Les participants ont également mis en avant l’importance du développement des fermes pédagogiques, une initiative destinée à rapprocher les jeunes de la nature et à renforcer la protection de l’environnement.

De leur côté, les députés ont appelé à l’élaboration d’une stratégie globale et claire pour sauver les différentes filières agricoles.

Ils ont aussi recommandé le lancement de campagnes de sensibilisation destinées aux agriculteurs afin de réduire l’utilisation des engrais chimiques et des pesticides, tout en encourageant des méthodes naturelles d’amélioration de la fertilité des sols, notamment la rotation des cultures.