« La Cave d’Al Hafsia » : Mohamed Amine Ben Hlel allie réalisme magique et réalité sociale.
L’écrivain et journaliste Mohamed Amine Ben Hlel a publié son premier roman, «Kabou Al Hafsia» (La Cave d’Al Hafsia), aux éditions Cérès, dévoilé le 3 mai lors d’une présentation à la Foire internationale du livre de Tunis. Une prochaine séance de signature est prévue le 8 mai, à partir de 17h30, à la Librairie Al Kitab à Mutuelleville.
Le genre littéraire de l’œuvre est présenté comme hybride, situé à l’intersection entre le réalisme magique et le thriller, et vise à raconter les parcours d’individus privés de justice de leur vivant, qui reviennent depuis l’au-delà pour revendiquer des fragments de leur histoire, offrant ainsi une voix à ceux que le système a écrasés.
L’écrivain et journaliste Mohamed Amine Ben Hlel fait son entrée dans le paysage littéraire avec son premier roman, « Kabou Al Hafsia » (La Cave d’Al Hafsia). Publié par les éditions Cérès, le livre a été présenté pour la première fois le 3 mai lors de la Foire internationale du livre de Tunis. Une séance de dédicace est prévue ce vendredi à la Librairie Al Kitab à Mutuelleville. L’auteur a commencé à rédiger son roman (rédigé en arabe littéraire) avant la pandémie de Covid-19, le développant progressivement à travers des élans d’écriture, des hésitations, des ratures et de nombreuses pages annotées. « Entre-temps, je lisais beaucoup de livres et regardais des films pour nourrir mon imaginaire. Une fois le manuscrit « terminé », je l’ai envoyé à Cérès, qui l’a apprécié puis retravaillé pour parvenir à cette version définitive », indique-t-il. Pour lui, l’écriture représente une respiration, lui permettant d’exprimer des questions demeurant en suspens et de donner une voix à ceux dont les histoires n’ont pas été racontées.
« La Cave d’Al Hafsia » s’inspire d’un personnage particulier, un marginal. « Nous nous retrouvions tous les jours au café, pendant une demi-heure. Autour de la table, des profils très différents : un avocat, un médecin, un retraité… et puis cet individu un peu à part, que nous sentions spécial. Il avait des comportements en dehors de la loi, mais il était apprécié de tous. Bien qu’il n’ait pas eu besoin d’argent, venant d’une famille aisée, il avait choisi une autre voie », raconte Mohamed Amine. L’histoire se déroule à Al Hafsia, dans une salle de boxe qui a réellement existé, ancrant ainsi la fiction dans un environnement familier et chargé d’histoire. À partir de ce cadre, l’auteur aborde des thèmes importants tels que l’amour, la justice, ainsi que les notions de mérite et d’excellence. Le récit, qui compte 145 pages, se concentre sur un personnage central, Saïd Radhi, un homme dont la vie est chaotique, qui décide un jour de changer radicalement. Ce changement le mène, presque par hasard, à rencontrer trois fantômes, chacun ayant connu une fin tragique et qui viennent lui confier leurs histoires.
Ne manquez pas la prochaine séance de signature le 8 mai, à partir de 17h30, à la Librairie Al Kitab à Mutuelleville.

