Tunisie

Festival de Ksar Hellal : Clôture en apothéose avec « Ziara »

La 31e édition du Festival du textile de Ksar Hellal a connu une conclusion triomphale avec la représentation de « Ziara », un spectacle signé Sami Lajmi, qui a attiré un public record, impatient de vivre cet événement culturel. Les spectateurs, arrivés bien avant le début de la performance, ont été plongés dans une atmosphère vibrante, où la musique soufie tunisienne s’est mêlée à une mise en scène moderne.

Durant plus de deux heures, le spectacle a captivé l’audience grâce à l’harmonie entre musiciens, danseurs et chanteurs. Sami Lajmi a su réinterpréter des chants et textes issus du riche patrimoine spirituel de la Tunisie, tout en intégrant des éléments contemporains à travers des rythmes dynamiques, des éclairages soignés et une chorégraphie inventive.

Dès les premières notes, le public s’est laissé emporter, effaçant la frontière entre la scène et les gradins. Les spectateurs ont chanté, dansé et interagi, devenant ainsi une partie intégrante de la performance. La scène, animée par les percussions et les voix des munshid-s, a résonné en parfaite harmonie avec les milliers de voix présentes, créant une énergie collective palpable. Les visuels, enrichis par des tableaux chorégraphiques et un jeu de lumière élaboré, ont transformé l’espace scénique à chaque instant, apportant une esthétique renouvelée au fil des performances.

Cette soirée de clôture a été le point d’orgue d’une édition qui a misé sur une programmation variée. L’affluence observée lors de « Ziara », tout comme lors d’autres événements du festival, témoigne de la capacité de cette manifestation à rassembler le public de Ksar Hellal et des environs.

Parmi les moments marquants de cette édition, le concert de Lotfi Bouchnak s’est distingué comme un événement majeur. Depuis son ouverture le 3 août, le festival a proposé une multitude de spectacles, débutant avec Mortadha Ftiti, suivi par Hichem Salem et la pièce « Weld Ettalyani ». La programmation a également inclus des spectacles pour enfants et des performances de rap avec Young RZ, ainsi que des représentations algériennes dans le cadre de la coopération internationale.

Les organisateurs ont veillé à répondre à une large palette de goûts, en intégrant chanson, théâtre, humour, spectacles pour enfants, rap et arts plastiques, tout en animant les rues de la ville avec un carnaval festif. Malgré des ressources limitées, cet éventail d’activités a su séduire un public diversifié.

Au-delà des succès artistiques, un souhait persiste : celui de voir Ksar Hellal disposer d’un véritable théâtre en plein air, capable d’accueillir de grandes manifestations et de répondre aux attentes des jeunes générations. Alors que les lumières s’éteignent sur cette scène temporaire, le festival laisse derrière lui l’enthousiasme de son public et l’espoir d’un avenir prometteur pour cet événement culturel, qui aspire à se consolider parmi les manifestations phares de la région.