
Economie nationale : Accélérer la reconstruction sans délai.
Le Président de la République a souligné l’importance d’une action rapide et efficace lors de ses récentes réunions avec le gouvernement, insistant sur le fait que la période actuelle nécessite des résultats tangibles et immédiats. Dans ce contexte, il est crucial d’adopter une approche managériale rigoureuse, accompagnée d’un engagement total et d’une mentalité optimiste.
À l’approche de la rentrée administrative, qui s’annonce délicate, la politique de développement socioéconomique du pays doit impérativement s’appuyer sur une discipline stricte et une implication active de tous les acteurs concernés. Le Chef de l’État a également rappelé que la création d’une croissance durable dépend de la valorisation des choix nationaux, de l’assainissement des secteurs stratégiques, ainsi que de la lutte contre l’économie de rente, tout en respectant la vision stratégique du Plan de développement 2026-2030.
Bien que les défis soient nombreux, en raison des difficultés de la conjoncture internationale, le pays a les capacités nécessaires pour surmonter ces obstacles, à condition que la voie à suivre soit clairement définie et progressive. Le Président a souvent réitéré l’importance d’une responsabilisation sincère pour mener à bien les grands projets nationaux, tout en respectant une hiérarchie de priorités soigneusement établie.
Dans cette optique, la consolidation de la souveraineté économique et financière, ainsi que l’autonomie vis-à-vis des influences extérieures, se placent au cœur des priorités. Il est également essentiel de garantir une productivité élevée, soutenue par des avancées technologiques, et de réhabiliter les secteurs stratégiques, qui ont souffert de la mauvaise gestion, du manque de transparence et de la corruption, des problèmes qui ont favorisé l’émergence de monopoles.
Cette nécessité de réhabilitation s’étend également aux entreprises publiques, qui continuent de peser sur les finances de l’État en raison de leur manque d’innovation et de bonne gouvernance. Il est donc impératif de ne plus se contenter de projeter un avenir socioéconomique incertain ; le moment est venu de passer à l’action et à l’exécution.
La rentrée administrative représente un tournant décisif pour mettre en œuvre les plans et stratégies élaborés, en vue d’une véritable reconstruction. Le Président a réaffirmé que la phase actuelle exige un passage rapide à l’action concrète et à la réalisation de résultats immédiats et visibles. Cependant, cette transition vers le concret s’annonce difficile et requiert une coordination rigoureuse des actions publiques, en adéquation avec les urgences socioéconomiques.
Dans ce cadre, élargir les marges de financement de l’économie tunisienne est une priorité pour assurer le succès des différents programmes et projets en cours. Pour cela, il est nécessaire de disposer d’une base budgétaire solide, reposant sur l’optimisation des ressources internes, le renforcement du rendement fiscal, la maîtrise des dépenses publiques, la réduction de la dépendance énergétique, ainsi que la promotion des investissements privés et publics.
Les secteurs économiques stratégiques, tels que l’industrie minière, le textile, l’automobile et les industries mécaniques et électriques, doivent également retrouver leur dynamisme, car leur capacité à générer de la valeur ajoutée et à créer des emplois est essentielle pour la politique économique nationale. Toutefois, la mise en œuvre de ces orientations doit se faire avec prudence, dans un cadre de surveillance fiable, compte tenu de la volatilité persistante des marchés économiques internationaux, ce qui ne laisse aucune place à l’improvisation.
